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Premier volet annoncé de la dispersion Claude Berri

[20/09/2016]

L’actualité du marché de l’art fait la part belle aux collections, en cette rentrée 2016 : les œuvres rassemblées par David Bowie, par le couple présidentiel Reagan ou la collection d’Eliane et Daniel Brollo et celle du Prince Youssoupoff changeront en partie de mains cet automne. Parmi elles, celle du réalisateur et producteur Claude Berri, décédé en 2009, est dispersée en cinq vacations, dont la première se tient le 22 octobre 2016 parallèlement à la FIAC, chez Christie’s à Paris.

Cette vente met fin à un feuilleton mettant en scène les héritiers du réalisateur de « Tchao Pantin » et de « Manon des Sources ». Début 2011, le Centre Pompidou révelait que le processus de dation – réunissant de grands noms comme Robert RYMAN, Ad REINHARDT, Lucio FONTANA, Giorgio MORANDI ou Dan FLAVIN pour une valeur de 30 millions d’euros – était interrompu à la demande de Darius et Thomas Langmann, qui auraient finalement préféré opter pour un acquéreur privé Qatari.
En mai dernier, Christie’s vendait déjà à New York la toile  Venue (2002) de Robert Ryman, inédite sur le marché, pour 9,34 millions de dollars. Ces éléments offrent un avant-goût des ventes à venir, car le détail de la collection est assez mal connu. Celui qui avait ouvert le Renn Espace et l’Espace Claude Berri pour mieux partager ses artistes fétiches (l’incontournable Robert Ryman dont les blancheurs furent une révélation pour le grand homme du cinéma, ou encore Berlinde DE BRUYCKERE, Daniel BUREN ou Yves KLEIN) était pourtant un collectionneur boulimique et compulsif. Dans son appartement de la rue de Lille cohabitaient des pièces de Subodh GUPTA et de Tatiana TROUVÉ ; une série de dessins de Henri MICHAUX dialoguait avec une installation de Christian BOLTANSKI, tandis qu’un chandelier signé Hema UPADHYAY surplombait des meubles de Charlotte PERRIAND ou de Diego GIACOMETTI.

Initiée au début des années 70′ avec une œuvre de René MAGRITTE achetée 50 000 $ après le succès du « Vieil homme et l’enfant« , sa collection ne fit que s’enrichir au fil de ses passions pour Tamara DE LEMPICKA, pour les graffitis de BRASSAÏ et les rayogrammes de MAN RAY (une partie de ce somptueux ensemble de photographies fit l’objet d’une vente chez Christie’s pour 3,3 millions de dollars, en 2005).

Si la vacation du 22 octobre est très attendue, la suite ne l’est pas moins. Il semble que Thomas Langmann vende pour mieux acheter et former sa propre collection : le marché de l’art n’en a donc pas fini avec la succession Claude Berri.

 

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