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Phillips, le GRAND troisième

[04/06/2019]

Époustouflants, les résultats des dernières ventes new-yorkaises de Christie’s et Sotheby’s ont volé la vedette aux maisons concurrentes. Les résultats de Phillips méritent cependant d’être notés, sous le signe d’un brillant taux de réussite avec 98% des lots vendus.

Une performance en hausse de +40%

Difficile de rivaliser face aux 341,8 m$ d’oeuvres d’art contemporaines vendues le 16 mai chez Sotheby’s et aux quelques 538,9 m$ enregistrés par Christie’s la veille. Phillips affiche néanmoins de très belles performances et maintient son statut de troisième maison de ventes aux enchères en Occident pour le secteur brulant de l’art contemporain. Sa vente du 16 mai (le même soir que Sotheby’s) affiche 100 millions de résultat. Une performance d’autant plus importante qu’elle surpasse de 40% à celle de l’an dernier (20th Century and Contemporary Art Evening Sale du 17 mai 2018).

Phillips réalise un bond spectaculaire comparé à l’an dernier, un bond porté par plusieurs adjudication multimillionnaires, dont la vente d’une œuvre de De Kooning pour 10,2 m$, de Basquiat pour 9,5 m$, de Mark Bradford pour 8,7 m$, de Roy Lichtenstein pour 5,9 m$… et d’une acrylique de KAWS (The Walk Home) dont le prix s’est envolé pour 5,955 m$ contre une estimation haute 800 000 $. La société de ventes signe le second meilleur résultat de cet artiste chéri par les stars américaines et par les riches acheteurs asiatiques. Quelques semaines avant l’envolée de cette toile inspirée de Bob l’Éponge, une autre œuvre de Kaws secouait les ventes de Hong Kong, emportant près de 15 m$ chez Sotheby’s, à près de 15 fois l’estimation haute (The Kaws Album, 2005)… L’acheteur des Simpson à la sauce Kaws pourrait être le jeune poids lourd de la pop Justin Bieber, grand fan de l’artiste.

Trois records, moins un…

A l’issue de sa vente du 16 mai. Phillips a annoncé trois nouveaux records mondiaux : un pour l’artiste japonais Tomoo Gokita dont l’oeuvre est mise en exergue par les galeries Mary Boone (NYC) et Blum & Poe (Be Just Like Family, 2015 vendu plus d’un million frais inclus) ; un autre pour l’artiste suisse Nicolas Party mis en exergue l’an dernier au Musée d’Art Moderne de San Francisco (SF MoMA) dans le cadre de l’exposition René Magritte: The Fifth Season (Landscape, 2015 vendu six fois l’estimation basse pour 608 000 $) ; un dernier pour l’artiste américaineDana SCHUTZ, lequel mérite que l’on s’y attarde tant il fut de courte durée. Ce 16 mai, la toile Signing achevée par Dana Schutz en 2009 fit grimper les enchères jusqu’au score final de 980 000 $, un résultat bien au-delà des prévisions de Phillips dont l’estimation basse affichait 350 000 $. Mais ce sommet s’est trouvé détrôné le même soir par Sotheby’s qui vendait une œuvre de dimensions plus importantes de Dana Schutz – Civil Planning (2004) – six fois l’estimation haute, pour un prix final de 2,42 m$.

En l’espace de 24h, le record de l’artiste est ainsi passé de 795 000 $ à 980 000 $ puis à 2,42 m$.

Cette consécration par le marché advient trois mois après une exposition très remarquée consacrée à Dana Schutz à la Petzel Gallery de New York, une exposition considérée par le New York Times comme la meilleure de sa carrière (Dana Schutz’s New Paintings Just Might Be Her Best, par Roberta Smith,The New York Times, 7 février 2019). L’artiste a fait ses preuves depuis son exposition polémique à la Biennale de Whitney en 2017. Le marché tranche désormais en sa faveur.

 

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