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Le Neo-impressionnisme – La science de la couleur

[11/01/2009]

 

Les chefs-d’œuvre néo-impressionnistes prêtés par le Musée d’Orsay de Paris, le Musée Guggenheim et le Metropolitan de New York sont encore visibles au Palazzo Reale de Milan jusqu’au 25 janvier 2009, dans le cadre de l’exposition Georges Pierre SEURAT, Paul SIGNAC and the Neoimpressionists.

La rencontre entre Seurat et Signac a lieu en 1884, à l’occasion du premier Salon des Indépendants. L’émulation de cette rencontre marque la naissance officielle du néo-impressionnisme.

Georges Pierre SEURAT est le véritable initiateur du pointillisme, une technique de peinture inspirée par les découvertes du chimiste Eugène Chevreul sur la perception des couleurs. Mort prématurément en 1891, Seurat exploite la technique pointilliste 7 ans seulement. Le style fut repris et diffusé en France par Paul SIGNAC, Camille PISSARRO, Albert DUBOIS-PILLET, Charles ANGRAND, Henri Edmond CROSS et Maximilien LUCE, en Belgique par Henry VAN DE VELDE et Théo VAN RYSSELBERGHE.

Le marché de Georges Pierre SEURAT est extrêmement restreint : seules 27 toiles furent proposées aux enchères en 20 ans, dont 26 études et un unique chef-d’œuvre. La seule pièce maîtresse de l’artiste est Paysage, l’île de la Grande Jatte, un travail préparatoire pour l’œuvre fondatrice du Pointillisme, Un Dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte (1884-1886), actuellement conservée à l’Art Institute of Chicago. Présentée chez Sotheby’s NY en mai 1999, Paysage, l’île de la Grande Jatte fut dispersée pour 32 millions de dollars et détient toujours le record du mouvement. Depuis, sa plus belle enchère culmine à 5,5 millions de dollars, frappée pour le dessin au crayon et gouache Au divan japonais, dispersé chez Sotheby’s Paris le 3 décembre 2008.
La raréfaction de ses œuvres tend à faire grimper la cote des autres néo-impressionnistes, en particulier celle de Paul SIGNAC. En dix ans en effet, l’indice des prix de Signac a progressé de +138% (entre 1998 et décembre 2008) et les enchères millionnaires s’accélèrent : en 2008, neuf toiles dépassaient le million de dollars, contre six en 2007.
L’année 2007 fut exceptionnelle pour le marché néo-impressionniste, avec des niveaux de prix jamais atteints auparavant. Parmi les records enregistrés cette année là, citons celui de Maximilien LUCE à hauteur de 2,5 millions de dollars pour La Seine au pont Saint-Michel (09 mai 2007, Christie’s NY), celui de Paul SIGNAC avec 12,5 millions de dollars décrochés par Cassis, Cap Canaille, une toile typique de sa période pointilliste (6 novembre, Christie’s NY), et celui de Camille PISSARRO pour un exceptionnel quadryptique illustrant les quatre saisons, vendu 13 millions de dollars (6 novembre, Christie’s NY). La cote de ce quadryptique a par ailleurs largement doublé depuis sa dernière adjudication de novembre 1991 chez Christie’s.

Comptez aujourd’hui entre 400 000 et 4 millions de dollars pour une œuvre aboutie signée Camille PISSARRO. Pour un budget de 5 000 à 20 000 $, l’amateur du genre peut espérer emporter un dessin aquarellé d’Henri Edmond CROSS ou une toile d’un artiste plus confidentiel comme Louis HAYET.

Pendant 10 ans, la cote du Néo-impressionnisme a enregistré une progression constante, atteignant un pic en janvier 2008 (+142% entre janvier 1998 et janvier 2008) avant d’accuser un net fléchissement les mois suivants. Après la déconfiture des ventes d’automne 2008, l’indice du mouvement chutait de près de 23%, renouant avec son niveau de 2004 (selon l’indice des prix Artprice calculé au 6 janvier 2009).

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