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La Collection Alicia Koplowitz

[14/02/2017]

Une exposition d’exception s’apprête à ouvrir au musée Jacquemart-André à Paris, du 3 mars au 10 juillet 2017. Exceptionnelle non pas pour la quantité des œuvres offertes aux regards mais pour sa qualité et pour ce trait particulier : celui d’un dialogue artistique sur quatre siècles d’histoire.

Peu de collections, si ce n’est celles des musées, nous font ainsi voyager de Zurbaran à Barceló, en passant par Tiepolo, Canaletto, Guardi, Goya, mais aussi Toulouse-Lautrec, Gauguin, Van Gogh, Picasso, Van Dongen, Modigliani, Schiele, de Staël, Lucian Freud, Rothko ou Louise Bourgeois…

L’ensemble réuni 52 œuvres de maîtres anciens et modernes issues de la collection Alicia Koplowitz / Grupo Omega Capital, une collection riche aujourd’hui de quelques 200 œuvres d’art majeures.

L’une des plus grandes collectionneuses de notre époque est ainsi cette femme d’affaires espagnole, Alicia Koplowitz, présidente de la société d’investissement Grupo Omega Capital, qu’elle a créée en 1998. Philanthrope, engagée, membre du Conseil de la fondation du Musée National del Prado et membre d’honneur du Musée Guggenheim de Bilbao, distinguée par les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur en 2006, elle est parvenue à rassembler, sur plus de 30 ans, l’une des plus importantes collections européennes aujourd’hui présentée au public pour la première fois, sous la houlette des commissaires Pablo Melendo Beltrán et Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart-André. Monsieur Ramón de Miguel, ambassadeur d’Espagne en France, accorde par ailleurs son patronage à l’exposition.

L’ensemble se dévoile au grès des salles du musée Jacquemart-André, découpé en plusieurs temps : le temps du siècle d’or espagnol tout d’abord avec, entre autres, Francisco DE ZURBARAN (1598-1664) et Francisco José DE GOYA Y LUCIENTES (1746-1828) ; celui de l’Italie avec des vedute de Canaletto et des capriccios vénitiens de Guardi ; puis arrive le meilleur de l’art moderne – une Liseuse de Toulouse-Lautrec, Vase avec œillets de Van Gogh, Femmes au bord de la rivière de Paul GAUGUIN (1848-1903), une Femme à la robe bleue d’Egon SCHIELE (1890-1918)… puis Picasso, l’espagnol emblématique de la modernité, l’artiste le plus recherché et le plus coté au monde… Une Femme au grand chapeau réalisée pendant l’époque Fauve de Kees VAN DONGEN (1877-1968) et une Rousse au pendentif de Amedeo MODIGLIANI (1884-1920) mènent ensuite vers les abstractions : de Staël, Rothko, Tàpies, de Kooning… l’abstraction internationale. Ici encore, les artistes les plus emblématiques qui soient. De même, les sculptures égrainent les meilleures signatures : celles d’Alberto Giacometti ou de Louise Bourgeois, de Germaine Richier ou de David Smith

On comprend mieux pourquoi Alicia Koplowitz est présentée comme l’une des collectionneuses les plus influentes du monde, notamment pour l’art ancien et moderne. La qualité de ses œuvres, telle que Maja y celestina en el balcón de Goya est plus importante que ce que l’on peut voir circuler sur le marché des ventes publiques. Si madame Koplowitz, proche de Christie’s en tant que Membre du Comité consultatif européen, connait bien le marché et ses rouages, elle dévoile surtout une sensibilité et un instinct hors paire à travers cette fenêtre ouverte sur sa collection.

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