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L’art vidéo : les dix meilleures enchères

[24/06/2010]

 

Le vendredi, c’est Top : un vendredi sur deux, Artprice vous propose un classement d’adjudications par thèmes, cette semaine : les dix meilleures enchères d’art vidéo.

Artprice a choisi de dresser cette semaine un top 10 des plus belles adjudications d’art vidéo.Cet art actuel a encore du mal à s’imposer dans les musées, les galeries et surtout en salles des ventes. Les manipulations de l’image, la puissance narrative, la dimension temporelle sont autant de qualités qu’offre la vidéo. L’art vidéo, sensible à l’essor des nouvelles technologies, continue de se développer là où s’opèrent de nouvelles avancées. Ce moyen d’expression contemporain en forte mutation est celui de quelques artistes rarement mis sur le devant de la scène. Un petit nombre de vidéastes tente de trouver des collectionneurs encore peu nombreux à se risquer sur ce marché.

Trois noms à retenir
En tête du classement depuis le 14 octobre 2006, pour son installation vidéo Eternal Return (2000) adjugée 330 000£ chez Phillips de Pury & Company, London, Bill VIOLA est l’artiste vidéo le plus célébré du moment. Depuis son entrée en salles des ventes le 27 juin 2002 avec Incrémentation (40 000£), l’artiste américain a connu une ascension fulgurante qui lui vaut cinq places de ce top 10 : la troisième, quatrième, cinquième et huitième places (cf tableau).
Nam June PAIK véritable précurseur dans l’art vidéo et artiste mondialement connu fait quatre apparitions dans ce top 10. Deuxième du classement avec sa célèbre installation Wright Brothers (1995) partie au double de son estimation basse à 540 120$ en novembre 2007 (Christie’s, Hong-Kong), l’artiste sud-coréen enregistrait en mai la même année un autre record, septième du palmarès, avec Baby Buddha (2001) frappée 293 940$ (Christie’s Honk-Kong). En 2010, quatre ans après le décès de ce pionnier, ses pièces ne manquent pas en salles des ventes : on compte plus de trente adjudications dont la plus belle à 308 159$ avec Rocketship to virtual Venus (1991) qui lui vaut la sixième place des enchères d’art vidéo.
Enfin, le troisième artiste à l’honneur est Mike KELLEY. Moins connu pour ses vidéos (seulement trois) que pour ses installations, peintures ou photos, Mike Kelley arrive neuvième au classement avec Nativity Play vendue 250 000$ en 2008 (Christie’s, New-York).

Top 10 Enchères réalisées pour l’art vidéo

L’art vidéo, un marché encore instable
Après une première exposition en 1974 à New-York au célèbre lieu alternatif “The Kitchen”, il aura fallu 18 ans pour que Bill Viola arrive en salles des ventes avec en sus la première place dans notre classement des nouvelles entrées d’artistes contemporains aux enchères en 2002. Aujourd’hui, malgré son entrée percutante dans le monde des enchères, on ne compte que 37 résultats d’adjudications pour l’artiste américain (dont 24 pour des installations vidéo). Mais la valeur des œuvres n’a cessé de grimper, en témoigne l’œuvre Witness (2001) de Bill Viola dont le prix passait de 320 000$ en 2005 à 500 000$ en 2007, soit une hausse de 56% en deux ans!
Cependant, malgré la notoriété de ces trois artistes, on compte peu de passages en salle pour des installations vidéo : preuve de la difficulté de l’art vidéo à se faire une place sur le second marché et à atteindre les ventes prestigieuses, synonyme d’enchère record.
Si 2007 fut un très bon cru pour l’art vidéo, notamment pour Nam June Paik dont le produit des ventes égalait celui des dix années précédentes cumulées (soit 2,24 m€), 2010 pourrait être marquée par de nouveaux records. Déjà deux adjudications frappées en 2010 figurent au palmarès avec en quatrième position : Surrender (2001) de Bill Viola (421 794$, Sotheby’s, London) et Rocketship to virtual Venus (1991) de Nam June Paik (308 159$, Christie’s, Hong-Kong) à la sixième place.

Les installations vidéos sont encore peu annoncées par les commissaires priseurs et rarement présentes chez les galeristes. La nature même de leur support, les incertitudes de l’avenir d’une œuvre dont l’obsolescence est programmée, rebute les collectionneurs.

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