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Japon : une intense activité

[05/09/2017]

Le marché de l’art contemporain Japonais fait un bond conséquent et inattendu sur les derniers mois. Les recettes annuelles pour la vente d’oeuvres contemporaines ont en effet grimpé de 6,7m$ à 9,98m$ entre juin 2016 et juin 2017. Le volume d’affaires affiche ainsi une forte hausse de 48%, illustrant des échanges particulièrement dynamiques en salles de ventes.

Certes, les 9,98 millions de dollars du résultat nippon pourraient passer pour anecdotiques comparés aux résultats affichés par les places de marché les plus performantes de la planète. Il est vrai que « moins » de 10 millions de dollars constitue une bien maigre rançon face aux performances à six chiffres des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Chine et de Hong Kong, des pays dispersant entre 160 et 700 millions d’oeuvres contemporaines aux enchères en douze mois.

Néanmoins, ces 9,98 millions de produit de ventes sont loin d’être négligeables : ils positionnent en effet le marché nippon de l’art contemporain en huitième position mondiale, devant l’Italie, la Belgique ou encore les Pays-Bas. Le Japon se trouve donc particulièrement bien classé à l’échelle mondiale, et devance par ailleurs des places de marché asiatiques considérées comme dynamiques, à l’image de la Corée du Sud, des Philippine, de l’Inde et de Singapour.

Cette bonne santé relative repose un marché moyen de gamme (les œuvres à plus de 50 000 $ sont rares) et surtout sur une offre particulièrement dense : sur la période 2016-2017, il s’est vendu plus d’oeuvres contemporaines au Japon qu’à Hong Kong ! Plus de 1 700 œuvres contemporaines ont en effet changé de propriétaires sur l’archipel, un chiffre particulièrement honorable qui reflète l’appétit pour l’art des collectionneurs japonais. Par ailleurs, ces mêmes collectionneurs sont parmi les plus exigeants du monde, en témoigne un taux d’invendus extrêmement élevé, proche de 70% contre 41% aux Etats-Unis par exemple.

Le marché repose en grande partie sur Mainichi Auction, la société de ventes la plus prospère du Japon. Mainichi Auction disperse aux enchères plus d’oeuvres contemporaines que la plupart des maisons de ventes asiatiques, mais aussi mondiales. Avec 999 œuvres contemporaines vendues sur la période 2016-2017, Mainichi s’affirme comme la cinquième meilleure société de ventes au monde en regard du nombre de lots vendus, derrière les mastodontes Sotheby’s, Christie’s, Phillips, et, non sans une certaine surprise, derrière la société polonaise Desa Unicum qui a dispersé près de 1400 œuvres contemporaines sur la même période. Forte d’un résultat de 4,1 m$, Mainichi Auction tient 41% du marché de l’art contemporain japonais, devançant très largement ses concurrentes SBI Art Auction (2,8m$), Shinwa Art Auction (1,7m$), Est-Ouest Auctions (1,2m$), iART Co (593 000$), Mallet Japan (537 000$) et Augur Auction (60 000$).

Le flux d’œuvres vendus n’est pas étranger au fait que des artistes japonais en vogue tels que Aya Takano, Takashi Murakami ou Yoshitomo Nara inondent les marchés avec des œuvres multiples (éditées sur plusieurs exemplaires). Par ailleurs, les japonais Takashi MURAKAMI, Yoshitomo NARA et Hiroshi SUGIMOTO comptent parmi les artistes mondiaux les mieux classés en fonction du nombre d’oeuvres vendues. Murakami est premier au classement mondial, avec 373 œuvres d’art vendues aux enchères sur la période 2016-2017, et c’est au Japon qu’il a vendu le plus grand nombre d’oeuvres sur les 20 dernières années, malgré une offre très dense sur les autres places de marché mondiales, notamment aux Etats-Unis.

Mais c’est surtout en dehors du marché des enchères que le Japon fait le mieux parler de lui. Certains grands collectionneurs et mécènes y étayent l’offre culturelle, à l’image de Soichiro Fukutake qui a transformé l’île de Naoshima en refuge artistique mondialement célèbre, ou du jeune milliardaire Maezawa, qui a acheté Untitled (1982) de Basquiat pour110,5 m$ en mai 2017, et souhaite créer un musée d’art contemporain dans sa ville de Chiba, à l’est de Tokyo. Par ailleurs, l’immense artiste contemporaine Yayoi KUSAMA va dynamiser le paysage artistique de Tokyo avec l’ouverture de son musée dédié, le 1er octobre prochain… le mouvement s’amplifie, et l’art contemporain s’inscrit de plus en plus profondément dans l’ADN du Japon.


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