Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer les cookies.
Page d´accueil Artprice
LEADER MONDIAL DE L'INFORMATION SUR LE MARCHE DE L'ART
Inscrivez-vous gratuitement et suivez toute l'actualité de vos artistes favoris avec notre alerte email !

En Bref : William Wegman – Pascale Marthine Tayou – Marlène Dumas

[10/07/2015]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres. William Wegman, « Parfois c’est le chien qui fait la photo » – Une œuvre de Pascale Marthine Tayou dynamitée – Marlène Dumas, L’Image comme Fardeau.

William Wegman. « Parfois c’est le chien qui fait la photo »
Des chiens et du joli mobilier, tel est le thème affiché par la société Piasa (Paris) pour la vente qu’elle consacre au photographe américain William WEGMAN, le 16 septembre 2015. Le braque de Weimar, race fétiche et muse du photographe, est à l’honneur d’une cinquantaine de clichés, exposés chez Piasa du 11 au 16 septembre avant l’ouverture de la vente, dont une série de tirages inédits et uniques imaginée autour du mobilier de George NAKASHIMA (lequel sera également mis aux enchères). De l’avis de l’artiste, la rencontre des deux univers, canin et mobilier, serait savoureusement familier : « Ce qui me frappe, dit-il, en travaillant avec mes chiens et les meubles de George Nakashima, c’est à quel point ils sont similaires. » L’occasion est rare en France de voir autant de clichés offerts, d’autant que la majorité de ses œuvres se trouvent aux Etats-Unis. Sa dernière photographie vendue en France – Puppy (1983) – s’est vendue l’équivalent de 1 700 $ (19 mai 2015, Paris). Ce grand nom de la photographie est donc abordable et près de 80 % de ses œuvres se vendent moins de 5 000 $.
Depuis l’adoption de son premier braque de Weimar, Man Ray, au début des années 1970, William Wegman n’a plus cessé de photographier des chiens de même race, les substituant à l’homme dans des mises en scène décalées, souvent très humoristiques. Man Ray et les chiens qui lui ont succédé furent des partenaires hors du commun pour nourrir ses recherches sur la perception et le comportement. Faire poser des chiens n’est pas choses aisée : ils bougent, ne regardent pas l’objectif… ce travail photographique aura requis des trésors de patience pour se retrouver, in fine, plébiscité par la grande majorité du public.

Une œuvre de Pascale Marthine Tayou dynamitée
Pascale Marthine TAYOU travaille sur les contradictions identitaires, notamment sur son identité d’africain international au sein de la mondialisation. S’étant choisit deux prénoms qu’il a féminisé : Pascal(e) et Marthin(e), son propre nom introduit d’emblée son oeuvre. Cet autodidacte a participé aux biennales d’art contemporain de Lyon en 2005 et à la biennale de Venise en 2009. Il a reçu un accueil enthousiaste à la 46ème édition d’Art Basel (du 17 au 21 juin), a inauguré la galerie parisienne VNH à Paris avec l’exposition Gri-gri (25 avril-20 juin), est exposé tout l’été au Bozar de Bruxelles (Boomerang, 24 juin-20 septembre 2015), et sera associé à la réouverture attendue du musée de l’Homme de Paris à l’automne… son actualité est dense, son engagement fort, son œuvre reconnue.
L’été au beau fixe qui s’était amorcé pour lui fut malheureusement saboté en Ukraine le 22 juin 2015, jour ou les forces pro-russes ont dynamité l’une de ses œuvres. Make Up était une oeuvre gigantesque, une cheminée de 30 mètres de hauteur en forme de tube de rouge à lèvres, dédiée aux femmes du Donbass, afin de les remercier de leur implication dans la reconstruction de Donetsk après la Seconde Guerre mondiale. L’œuvre avait été créée pour le centre d’art contemporain Izolyatsia (Est de l’Ukraine), dont la direction a réagi par un communiqué condamnant l’acte proféré par le groupe armé séparatiste. Ce n’est malheureusement pas la première de ses œuvres vandalisée : 22 avril 2011, une colonne de casseroles de 7 mètres de haut – La Colonne pascale – fut renversée intentionnellement dans l’église Saint-Bonaventure de Lyon.

La galerie Continua, qui le représente, a réagi en choisissant Pascale Marthine Tayou pour faire l’affiche de l’exposition collective des 25 ans de la galerie : Follia Continua ! (26 septembre – 22 novembre 2015) avec des artistes phares Ai Weiwei, Kader Attia, Daniel Buren, Cai Guo-Qiang, Chen Zhen, Berlinde De Bruyckere, Kendell Geers, Antony Gormley, Subdoh Gupta, Anish Kapoor et bien d’autres…

Marlène Dumas. L’Image comme Fardeau
The Image as Burden – L’Image comme Fardeau – tel est le titre de la rétrospective de Marlene DUMAS actuellement ouverte à la Fondation Beyeler de Bâle (31 mai – 6 septembre 2015), après avoir été présentée par le Stedelijk d’Amsterdam et la Tate Modern de Londres. Pour annoncer cet évènement, la Fondation Beyeler met en avant une toile intitulée The Teacher (1987), une œuvre emblématique grâce a laquelle Marlene Dumas est devenue une star du marché de l’art. A l’époque de sa vente chez Christie’s Londres, en février 2005, The Teacher enterrait tous les prognostics, quadruplant son estimation haute, pour partir à 3,3 m$ frais inclus. Trois ans plus tard, un autre record se plantait à trois millions de plus (6,3 m$ frais inclus pour The visitor, Sotheby’s Londres, 1er juillet 2008). Aujourd’hui, Marlene Dumas fait partie des artistes femmes les plus prisées du monde.
Avant d’être reconnue comme la grande artiste qu’elle est, la jeune femme d’origine Sud-Africaine arrive aux Pays-Bas en 1976, soit l’année des émeutes écolières de Soweto. Elle est alors âgée de 23 ans et travaille déjà la figure humaine, avec un mélange de cruauté et d’empathie. Rien ne lui laisse présager l’ascension qu’elle connait lorsqu’elle débute ses portraits atypiques dans les années 70′. Après une exposition remarquée au milieu des années 1980 à Amsterdam, sa carrière est lancée avec une participation à la Documenta IX (1992) puis à la Biennale de Venise de 1995 ou elle représente les Pays-Bas. Sa peinture très diluée, ses corps et ses portraits réalisés à partir de photographies et de coupures de presse, demeurent une denrée rare aux enchères : pas une toile n’a été proposée en salles depuis le début de l’année 2015.

Les artistes cités dans cet article : William WEGMANGeorge NAKASHIMAPascale Marthine TAYOUMarlene DUMASAI WeiweiKader ATTIADaniel BURENCAI GuoqiangCHEN ZhenBerlinde DE BRUYCKEREKendell GEERSAntony GORMLEYSubodh GUPTAAnish KAPOOR


En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence Pour en savoir plus, Charte de confidentialitÉ OK