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En bref : Picasso – Qi Baishi – Le Greco

[03/04/2015]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres. Nouveau record mondial attendu pour Picasso. Record attendu pour Qi Baishi vs Picasso. Le Greco ressurgit

Nouveau record mondial attendu pour Picasso

La maison de ventes Christie’s s’attend à signer le nouveau record mondial pour une œuvre aux enchères, avec une toile majeure de Pablo PICASSO, estimée autour des 140 m$. L’histoire de cette œuvre, Les Femmes d’Alger (Version «O»), n’a rien d’anodin. Tout d’abord, cette toile de 1955 fait partie de la série des Femmes d’Alger inspirée par l’oeuvre orientaliste d’Eugène Delacroix. Picasso réalisa une vingtaine de variations autour de ce thème entre 1954 et 1955. Ce fut une période majeure de l’artiste, lors de laquelle il rendit hommage (non sans humour ni ironie) aux grands maîtres du passé, dont Velasquez, Manet et Poussin. Les Femmes d’Alger (Version «O») affiche par ailleurs un pedigree particulièrement prestigieux, puisqu’elle provient de la célèbre collection américaine Victor et Sally Ganz. Remontons dans le passé : le couple Ganz était parvenu, en quarante ans, à réunir la plus importante collection de Picasso en mains privées, soit plusieurs centaines de gravures, dix dessins, cinq sculptures et une vingtaine de toiles, dont quatre issues de la série des Femmes d’Alger. Le premier Picasso de la collection Ganz fut Le Rêve, célèbre toile de 1932, acquise pour 7 000 $ en 1941. A la mort de Sally Ganz, Christie’s fut chargé par les enfants de vendre une partie de la collection. Le Rêve s’envolait alors pour 44 m$ (48,4 m$ frais inclus) et Les Femmes d’Alger (Version «O») pour 29 m$ (31,9 m$ frais inclus). Christie’s réalisait, pour l’époque, la plus importante vente de collection privée (avec 206 millions de dollars de résultat). Si la société parvenait à vendre Les Femmes d’Alger pour 140 m$ le 11 mai prochain, l’actuel record de Picasso serait enterré de près de 50 m$…

Record attendu pour Qi Baishi vs Picasso

Un nouveau record mondial est aussi attendu à Pékin pour le « Picasso » chinois, à savoir Qi Baishi (1864-1957). QI Baishi est le plus grand peintre chinois du XXème siècle, et Pablo Picasso lui vouait une grande admiration. Ce géant de l’art moderne chinois, qui fut autant apprécié par les lettrés chinois que par le peuple, devrait atteindre un nouveau prix record, à la mesure des grands artistes modernes occidentaux. N’oublions pas que c’est à Qi Baishi que l’on doit l’oeuvre chinoise la plus chère du monde, avec Eagle Standing on Pine Tree, an ink painting with a four-character couplet in seal script, vendue l’équivalent de 57 m$ en 2011 à Pékin (65,7 m$ frais inclus chez China Guardian).

Cette œuvre tripartite comportait un dessin à l’encre et deux calligraphies. Or, la société Poly International Auction annonce cette fois la mise en vente d’un rare ensemble de douze paysages… douze rouleaux de près de deux mètres de longueur chacun, achevés en 1925, en pleine maturité de l’art de Qi Baishi. Cet ensemble fut offert par l’artiste à son ami Chen Zilin (respectable médecin connu à l’époque), avant d’être acheté par Guo Xiuyi, un homme du monde et grand amateur d’art. Les douze dessins ont été conservé dans la collection familiale jusqu’à maintenant. Ils pourraient passer aujourd’hui les 160 m$ aux enchères et engendrer un nouveau record mondial d’adjudication. Avec la montée en puissance du marché chinois, les ventes annuelles de Qi Baishi se sont déjà avérées plus importantes que celles de Picasso (510 m$ d’oeuvres vendues en 2011). L’année 2015 s’ouvre à nouveau sur un combat de titans entre maîtres occidentaux et chinois.

Le Greco ressurgit

Une célèbre toile du Greco (Dom. Theotokopoulos GRECO EL), spoliée par les nazis il y a 70 ans, vient de retrouver ses héritiers. Ce Portrait de Gentleman, œuvre précoce du maître d’origine grecque, faisait partie de la collection de l’industriel juif Julius Priester, une collection de 50 œuvres, pillée par les nazis en 1938 à Vienne. Voila plus de 60 ans que la toile du Greco changeait de mains entre l’Europe et les Etats-Unis, sans jamais passer en salles de ventes. Des transactions privées ont donc été réalisées, des années durant, malgré un historique rempli de zones d’ombres. El Greco est rare en salles de ventes. Cependant, un Saint Joseph mélancolique s’est vendu 2,3 m$ (2,7 m$ frais inclus) fin janvier 2015 chez Sotheby’s New York.


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