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En Bref : Paris – L’art marocain – Hong Kong – Wifredo Lam

[02/10/2015]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres. Paris : place forte pour l’art marocain – Grande reprise à Hong Kong – Rétrospective Wifredo Lam à Paris

Paris : place forte pour l’art marocain
Paris se positionne pour faire découvrir la création marocaine. Plusieurs évènements ont ouvert la brèche l’année dernière à la même époque (automne 2014), dont l’exposition Le Maroc Contemporain à l’Institut du monde arabe (IMA), Le Maroc médiéval, un empire de l’Afrique à l’Espagne présentée au Louvre, et le 9e festival organisé par l’Institut des cultures de l’islam sur le thème Maroc, arts d’identité. En marge de cette actualité culturelle, des œuvres marocaines gagnaient les salles de ventes aux enchères françaises, celle de Beaussant-Lefevre, de Millon dans le cadre d’un partenariat avec Mazad & art. Master artists of Morocco, et de Cornette de Saint Cyr, alliée à La Marocaine des arts pour la deuxième fois cette année, pour organiser une vacation où l’art marocain est à l’honneur. La prochaine vente, annoncée le 27 octobre 2015 dans l’hôtel des ventes de l’avenue Hoche à Paris, réunie des artistes tels que Jilali GHARBAOUI, Miloud LABIED, Farid BELKAHIA, Saad BEN CHEFFAJ ou encore Fouad BELLAMINE et Moulay Ahmed DRISSI, avec des maîtres de l’art international, notamment Poliakoff, Soulages, Hartung, Warhol et Basquiat, qui ont pu s’inspirer de l’héritage marocain.
La dernière association entre Cornette de Saint Cyr et La Marocaine des arts (le 17 mai 2015) avait permis d’enregistrer des records d’enchères pour le jeune Badr Bourbian (10 740 $ frais inclus pour une toile Sans titre de 2009) et pour Larbi CHERKAOUI (3 700 $). Ce type de vacation, qui attire les collectionneurs en duplex entre Paris et Casablanca, est indéniablement un point fort pour la circulation des meilleures signatures marocaines et le développement de cette niche du marché.

Grande reprise à Hong Kong
Huit vacations… oui, huit vacations entièrement dédiées à la création asiatique sont prévues par Sotheby’s, les 4 et 5 octobre à Hong Kong. Ces ventes fleuves mixant dessin traditionnel, art moderne et contemporain d’Asie misent sur les signatures les plus cotées du moment, des œuvres souvent prisées par les grands collectionneurs asiatiques que par les occidentaux, en particulier celles de CHU Teh-Chun (23 œuvres vont passer à l’encan), ZAO Wou-Ki (représenté par 16 œuvres dont une superbe abstraction de 1966 qui devrait partir à plus de 3,5 m$), Ming ZHU (30 œuvres), Kazuo SHIRAGA qui se fait moins rare aux enchères (cinq œuvres mises en ventes les 4 et 5 octobre), ou encore deux installations importantes de AI Weiwei, qui a enregistré deux records d’enchères sur le premier semestre 2015 à Londres.
Dans un contexte à priori morose, marqué par la récession chinoise et les mesures anti-corruption sur le marché de l’art chinois, Sotheby’s ne cède pas à l’anxiété. La société de ventes offre même plus de 3 900 lots cet automne (incluant les œuvres de d’art et les objets rares). L’heure n’est pas à la défiance sur le marché hongkongais, elle est plutôt aux grands rassemblements, comme celui de l’ouverture en grande pompe du dixième anniversaire de Fine Art Asia, salon international d’art asiatique prévu du 4 au 7 octobre au Convention and Exhibition Center de Hong Kong.

L’automne hongkongais est aussi un moment fort pour Bonhams, qui se prépare à ouvrir sa première d’art moderne et contemporain dans la ville et chez Artcurial, qui inaugure avec une première vente asiatique à Hong Kong les 5 et 6 octobre (organisée en collaboration avec Spink).
Bien que le climat économique ne soit pas propice, les acteurs du marché restent optimistes, espérant que l’impact de la crise sur le marché de l’art ne sera pas néfaste.

Rétrospective Wifredo Lam à Paris
Pendant un an et demi, le peintre cubain Wifredo LAM est à l’honneur, avec une rétrospective itinérante qui commence par le Centre Pompidou de Paris (30 septembre – 15 février 2015), se poursuit au Centro de Arte Reina Sofia à Madrid (12 avril – 15 août 2016), et s’achève à la Tate Modern à Londres (14 septembre 2016 – 8 janvier 2017). Conçue par Catherine David, directrice adjointe du Musée d’art moderne, l’exposition regroupe près de 300 oeuvres et une centaine de documents (peintures, céramiques, livres d’art, documents d’archives, photographies) qui mettent en exergue les rencontres marquantes dans l’oeuvre et la carrière de l ‘artiste. Wifredo Lam fut en effet un homme de rencontres : proche du groupe Surréaliste sans jamais y adhérer officiellement, ami d’André Breton, d’Aimé Césaire, de Benjamin Péret, d’Asger Jorn et de Pablo Picasso. Sa rencontre avec Picasso qui disait de lui : « Lam, Je crois que tu as de mon sang en toi, tu dois être un de mes parents un primo; un cousin » fut déterminante. Picasso l’a accueilli à son arrivée à Paris en 1938, soutenu son travail auprès du grand marchand Pierre Loeb et parrainé sa première exposition parisienne à la Galerie Pierre en 1939. Pierre Loeb lui-aussi défendra ardemment les tableaux « magiques » de Lam, qu’il décrivait en ces termes : « Cet esprit religieux sans lequel il n’ y a pas d’art (donnant au mot religieux son sens éternel et profond), c’est à un noir métis de jaune qu’il appartenait de le retrouver et c’est aux Antilles que vont s’équilibrer, grâce à Wifredo Lam, l’instinct de l’homme qui sent encore les forces magiques, et la science du civilisé. » (Pierre Loeb, Wifredo Lam dans « Voyages à travers la peinture« , Edition Bordas 1946).
L’artiste « noir métis de jaune », issu d’un père chinois, d’une mère à moitié africaine et à moitié hispanique par son père, est mort à Paris en 1982. Dans ces années 80′, ses œuvres commençaient à atteindre de bons prix dans les ventes de Paris et de New York (certaines toiles passaient les 100 000 $ à la fin des années 1980). Aujourd’hui le sommet de son marché tient en 10 toiles millionnaires, dont un record absolu à 4,5 m$ frais inclus (avec la toile Idolo (Oya/Divinité de l’Air et de la Mort vendue en mai 2012 chez Sotheby’s New York). Wifredo Lam ne fait pas encore partie de ces artistes majeurs sur lesquels la spéculation va bon train : l’évolution de ses prix reste sereine, avec une hausse de 50% seulement depuis l’année 2000.


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