Pour accéder à toutes les fonctionnalités de ce site, vous devez activer les cookies.

En bref : Le Japon en Australie – Niki de Saint Phalle – ART.FAIR 2014

[03/10/2014]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres : Le Japon en Australie – Niki de Saint Phalle en ligne de mire – ART.FAIR 2014

Le Japon en Australie

L’occasion de faire un point sur l’apport des artistes japonais sur la scène artistique contemporaine est offerte via l’exposition We can make another future : Japanese art after 1989 à la galerie d’art moderne de Brisbane (GOMA), dont le commissariat est assuré par Reuben Keehan. Le titre de l’évènement annonce un panorama de l’art nippon après 1989, c’est à dire après la mort de l’empereur Hirohito et au début de l’ère d’Akihito. C’est en effet une époque clef, car au tournant politique s’adjoint le tournant économique d’une fin de bulle spéculative et d’un début de krach boursier qui eut notamment des répercussions sur l’ensemble du marché de l’art.
Emergence de l’esthétique numérique, style Kaiwai, photographie, performance, interrogation des genres et des identités. Les artistes phares de notre époque présentés sur We can make another future : Japanese art after 1989 se nomment Yayoi KUSAMA,Yoshitomo NARA,Takashi MURAKAMI,Nobuyoshi ARAKI,Yasumasa MORIMURA,Ufan LEE,Daido MORIYAMA,Hiroshi SUGIMOTO ou Yukinori YANAGI.Ils sont aujourd’hui exposés et collectionnés dans le monde entier. Certains sont même devenus de véritables piliers du marché de l’art contemporain mondial : citons Yayoi Kusama, l’artiste femme vivante la plus cotée du monde, Murakami à la 23ème position du Top 500 des meilleurs artistes par produits de ventes, ou encore Nara et Sugimoto, respectivement 37ème et 86ème de ce même Top 500.
Vous avez le temps d’organiser la visite de cette exposition d’envergure, réunissant une quarantaine d’artistes exclusivement japonais et une centaine d’oeuvres, puisque celle-ci, ouverte début septembre 2014, court jusqu’au 15 septembre 2015.

Niki de Saint Phalle en ligne de mire

Les galeries nationales du Grand Palais ont récemment ouvert la plus grande exposition consacrée à l’artiste Niki DE SAINT-PHALLE depuis vingt ans (17 Septembre 2014 – 02 Février 2015), souhaitant porter un nouveau regard sur le travail de cette artiste pluridisciplinaire et prolifique. Son œuvre prônant la courbe, l’imperfection et l’imaginaire y est présentée sous ses diverses facettes : autobiographique et féministe, participative et engagée.
Niki de Saint Phalle réalise ses premiers collages et gouaches au début des années 50, afin de reprendre le contrôle dans une période d’angoisse extrême. Arrivent les premiers assemblages et peintures puis une première exposition en 1956, année où elle rencontre Jean Tinguely. Après des débuts remarqués, notamment grâce aux Tableaux-tirs qui font grand bruit, l’autodidacte boulimique de travail multiplie les créations de petite et de grande envergures, jusqu’à réaliser quelques 3 500 œuvres en cinquante ans de carrière (soit environ deux œuvres créées par semaine).

Elle commence sa série des « Nanas » – nom régressif pour des déesses féminines hautes en couleurs – à partir des années 1965. Les Nanas, qui font parties des œuvres emblématiques du XXème siècle immédiatement reconnaissables, se retrouvent fortement appréciées des deux côtés de l’Atlantique. L’une d’elle – Ana Lena en Grèce, réalisée en 1965-67 et mesurant 270cm – atteignait même le million de dollars chez Sotheby’s New York en 2006 (plus de 1,136 m$ frais inclus). Il faut aujourd’hui compter environ 500 000 $ pour une Nana noire de plus de deux mètres, proche de celle acquise en 1969 par le Whitney Museum of American Art de New York, lorsqu’un petit format de 10 à 30 de centimètres en porcelaine, édité sur 150 ou 200 exemplaires, est accessible entre 10 000 et 15 000 $ en moyenne. Les budgets plus restreints peuvent encore se satisfaire des nombreuses lithographies que l’artiste réalisa entre autres afin de financer des projets de grande ampleur. Signées, celles-ci sont souvent accessibles entre 300 et 2000 $. Rares sont celles à passer le seuil de 5 000 $.

ART.FAIR 2014

La douzième édition d’ART.FAIR – la foire d’art moderne et contemporain de Cologne (Allemagne) dont les dates se frottent à celles de la Fiac parisienne – ouvre au public le 24 octobre pour quatre jours. Le salon change d’adresse cette année pour investir la Koelnmesse, immense Convention Center, l’un des cinq plus grands au monde. Objectif de la foire : combler un large panel d’amateurs d’art en misant à la fois sur des valeurs sûres, sur des artistes émergents et sur de nouvelles pousses encore inconnues du second marché. La centaine de galeries sélectionnées offre déploie donc un large panorama artistique, avec des artistes phares hautement valorisés comme BANKSY (galerie 3 Punts, et l’« effet-miroir » de Banksy, Mr Brainwash qui sera présenté par la galerie Hafenrichter), Georg BASELITZ (représenté sur les stands Kunsthandlung Osper, Projektraum Knut Osper et galerie Terminus), John Angus CHAMBERLAIN et Sigmar POLKE (Galerie Terminus), Chuck CLOSE (galerie Rainer Klimczack), Keith HARING (galerie Hafenrichter), Alex KATZ (sur les stands Hafenrichter, Burkard Eikelmann et Rainer Klimczak), Anselm KIEFER (Polyhof artclub), Imi KNOEBEL (galerie Casteel) ou Sol LEWITT (galerie & Kunsthandel Draheim).
ART.FAIR 2014 promet donc des artistes aptes à capter l’attention de grands collectionneurs internationaux et présente par ailleurs quelques artistes moins cotés mais déjà remarqués tels que Peter ZIMMERMANN (qui a passé à onze reprises le seuil des 20 000 $ au enchères), Thomas BAUMGÄRTEL ou Werner BERGES (qui a passé à trois reprises le seuil des 10 000 $ lors de ventes aux enchères en Allemagne). Sans s’arrêter aux artistes allemands émergents, notons la présence d’américains, d’italiens, de coréens et de chinois, dont certains ont le vent en poupe comme le champion de la performance photographique LI Wei, exposé par la 10 Chancery Lane Gallery à Hong Kong il y a quelques années avant d’intégrer le marché européen, notamment via la galerie française Dock sud qui représente l’artiste sur le salon.

En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence Pour en savoir plus, Charte de confidentialité et de protection des données personnelles OK