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En Bref : Huang Yong Ping – Artcurial – Luxembourg et l’art contemporain

[31/07/2015]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres. Monumenta 2016 : le défi de Huang Yong Ping – Artcurial mise sur Hong Kong – Luxembourg et l’art contemporain

Monumenta 2016 : le défi de Huang Yong Ping
Après le couple Kabakov, l’artiste français d’origine chinoise HUANG Yongping est l’élu de la prochaine édition de Monumenta, sous la nef du Grand Palais de Paris. Il faudra patienter un an et demi pour découvrir comment l’artiste aura choisi d’investir le lieu, mais il est certain que Huang Yong Ping affiche un vrai talent pour les œuvres monumentales, comme l’atteste son long squelette de serpent de mer, sculpture pérenne installée dans l’estuaire de Nantes, dont la structure en aluminium mesure 130 mètres. Encore peu connu du grand public, l’artiste a pourtant bénéficié d’une actualité importante ces derniers temps. Il exposa l’an dernier au Carreau du Temple de Paris (pour la Nuit Blanche), au musée d’art contemporain de Lyon (exposition Amoy/Xiamen), tandis que sa grande Mue de serpent en tulle résinée de 120 mètres de long fit sensation à Nantes.
Né en 1954 dans le Xiamen en Chine populaire, il réside depuis 1989 en France, année ou il expose à Paris pour Les Magiciens de la Terre au Centre George Pompidou. Dix ans plus tard, il représente la France avec Jean-Pierre Bertrand à la 48e biennale de Venise. Un parcours véritablement international s’engage alors, en passant par la galerie Gladstone (New York, 2007 et 2009), par le Ullens center for Contemporary Art (Pékin, 2008), par le Palazzo Grassi de Venise (exposition Le Monde vous appartient, 2011), etc.
Sur le marché des enchères, ses œuvres sont intégrées dans les catalogues de ventes d’art contemporain de Paris depuis 2000, de Hong Kong depuis 2002, de New York et de Londres depuis 2006. Au cœur d’un marché dynamique, ses aquarelles s’échangent déjà entre 15 000 et 40 000 $, quant il faut souvent compter 10 fois plus pour ses sculptures et installations.

Artcurial mise sur Hong Kong
L’ancienne colonie britannique est devenue, en une dizaine d’années, un épicentre pour le marché de l’art contemporain. Son port franc, sa politique plus libérale qu’à Pékin ou Shanghai, son pouvoir d’achat parmi les plus importants du continent asiatique sont autant d’atouts pour le développement d’enchères stimulées par les plus grands opérateurs mondiaux.

Rappelons que Sotheby’s est implantée à Hong Kong depuis plus de 40 ans (ouverture d’une antenne en 1973) et que Christie’s y organisait sa première vente en 1986. Si leurs résultats n’avaient rien de spectaculaires sur place il y a dix ans, ils y sont désormais conséquents, car le marché haut de gamme s’y porte bien. Dans sa stratégie de déploiement international, la société de ventes française Artcurial mise aussi sur Hong Kong, ou elle organisera une première vente aux enchères en octobre 2015 (les 5 et 6 octobre). Intitulée From Paris to Hong Kong, cette vacation présentera à la fois des œuvres d’art asiatiques anciennes, modernes et contemporaines et sera organisée en collaboration avec la maison de vente aux enchères anglaise Spink.
Fondée en 2002, Artcurial est la première maison de ventes française. Elle poursuit une stratégie de développement international engagée en 2012, notamment marquée par l’ouverture de bureaux en Belgique (Bruxelles), en Italie (Milan), en Autriche (Vienne), et désormais en Allemagne et en Chine.

Luxembourg et l’art contemporain
Le Grand-Duché n’a pas de grande foire d’art contemporain, comme à Bâle, Paris, Bruxelles ou Berlin, mais il est animé par quelques bonnes galeries et souhaite développer son attractivité sur ce plan. Sans ajouter pour autant une nouvelle foire internationale à celles déjà existantes, le Cercle artistique de Luxembourg (CAL) et l’Agence luxembourgeoise d’action culturelle se réunissent sous l’égide du galeriste Alex Reding pour lancer la première Luxembourg Art Week, qui se tiendra du 3 au 8 novembre 2015, soit quelques jours après la fermeture de la Fiac. Cette première édition est modeste dans le nombre d’exposants (une vingtaine de galeries, dont une douzaine d’internationales) sans l’être dans la surface d’exposition dédiée (les 2 400 m 2 de la halle Victor-Hugo). Gageons que les galeries sélectionnées seront mettre à profit ce luxe de l’espace…

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