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En bref : Herb Ritts – Bowie/Collector – William Kentridge expose à Londres

[22/09/2016]

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres : Herb Ritts en pleine lumière. Bowie/Collector.

Herb Ritts en pleine lumière

Grande figure de la photographie de mode, le californien Herb RITTS (1952-2002) fait l’objet d’une rétrospective à la Maison Européenne de la photographie à Paris, jusqu’au 30 octobre 2016. Maître dans l’exaltation de la ligne d’un corps ou de la texture d’une peau, Herb Ritts a ouvert la discipline photographique sur une sensualité et une sophistication finement composées. Inspiré et entouré par les plus grands Maîtres de la photographie, il s’est entouré, en les collectionnant, de clichés signés Edward Weston, Paul Strand, Edward Curtis, Berenice Abott, Diane Arbus, Dorothea Lange, Edward Steichen ou encore de son ami Helmut Newton.
La carrière d’Herb Ritts débute avec un portrait de star, celui du jeune acteur Richard Gere. Rapidement plongé dans le monde des célébrités des années 80′ et 90′, Ritts travaille avec les plus grands Top model de son époque, dont Cindy Crawford et Naomi Campbell, révélant la nudité de leurs corps sculpturaux. Sa Joconde personnelle est une photo réunissant, en 1989, les super-models Stephanie, Cindy, Christy, Tatjana et Naomi, longtemps demeuré son sujet le plus emblématique et le plus recherché sur le marché. Le prix de cette épreuve explosait il y a 10 ans, passant de 54 000$ à 109 000$ entre 2006 et 2007. Suite à cette envolée, les prix se sont tassés quelques années durant, mais la cote retrouve du souflle depuis peu. En témoigne un record d’enchère atteint en mai 2015 pour les jeux graphiques de Versace Dress, Back View, El Mirage (1990, épreuve 9/12), vendus 246 000 $, soit 100 000 $ au-dessus de l’estimation haute, à Londres, chez Phillips.

Bowie/Collector

David BOWIE avait fait des études fait des études d’art et de design, et il s’adonnait à la peinture. Peu étonnant que l’icône pop-rock britannique ait développé ses sources d’inspirations et son eccléctisme à travers une joyeuse et dense collection, orientée sur des artistes aussi incontournables que Marcel DUCHAMP, Damien HIRSTFrank AUERBACH ou encore Henry MOORE. Bowie n’en est pas resté là, s’intéressant aussi à l’art brut, l’art africain contemporain et le design, notamment celui d’Ettore SOTTSASS et du groupe Memphis. Une partie de sa collection sera vendue aux enchères les 10 et 11 novembre prochain à Londres, chez Sotheby’s. Organisés en deux jours, les trois volets de ventes révèlent ses passions artistiques autour de 400 pièces, pour une estimation globale de 10 millions de livres (environ 13 m$), dont le tiers repose sur une toile importante de l’artiste new-yorkais Jean-Michel BASQUIAT, réalisée en 1984. Le clou de la vente s’intitule Air Power (167,5 x 157,5 cm), une oeuvre acquise par Bowie alors qu’il endossait le rôle d’Andy Warhol dans le film biographique sur Basquiat, réalisé par Julian Schnabel en 1996. Air Power, qui valait 107 000 $ au marteau de Christie’s Londres, le 30 novembre 1995, est attendue cette fois entre 4 et 7 million de dollars.

William Kentridge expose à Londres

Figure majeure de l’installation vidéo, l’artiste Sud-Africain William KENTRIDGE (1955) est exposé à la Whitechapel Gallery, à Londres, jusqu’au 15 Janvier 2017. Né à Johannesburg en 1955 en plein apartheid, l’artiste est diplômé des Beaux-Arts de Johannesburg, mais c’est au théâtre qu’il fait ses premières armes en tant qu’acteur, après avoir étudié à l’École Jacques Lecoq à Paris. La vocation ‘plastique’ est plus tardive, puisqu’il réalise sa première animation en 1989 avec une technique qui le caractérise depuis : des dessins au fusain qui se succèdent sur la même feuille de papier. Au final, l’image mobile conserve les traces de ces enchaînements dans des scénettes qui combinent le politique et le poétique.
Les choses se sont accélérés pour Kentridge en 2010, année d’une rétrospective au MoMA de New York puis Musée du Jeu de Paume et au Musée du Louvre. Son grand détonateur aux enchères est arrivé après ces expositions, en 2011, lorsque Preparing the flute triplait les meilleures estimations, pour s’envoler à 602 500 $ (le 11 mai 2011 chez Sotheby’s à New York). Cette vente lui a permis de prendre position sur le podium des meilleures adjudications dans le domaine de l’art vidéo. En un an, ses ventes augmentèrent de +40 %, puis la hausse se poursuivie les années suivantes, jusqu’en 2014. Si le marché est retombé depuis deux ans, l’exposition de Londres marquera de nouveaux esprits, à travers six installations contemplatives et immersives. Peut-être permettra-t-elle de réactiver les offres en salles de ventes à Londres ou ailleurs ? Car le marché de Kentridge n’est pas réservé aux Britanniques, il se joue aussi en Afrique du Sud, dont il est rarement question. C’est pourtant là – entre Johannesburg et Le Cap – que se joue 41 % du marché de l’artiste.

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