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En Bref! Fred Forest et Beaubourg – Biennale d’Art Contemporain de Lyon – Max Ernst

[11/08/2017]

Fred Forest et Beaubourg

Connu pour ses dispositifs critiques et pour ses performances, salué par le Grand Prix de la Communication de la XIIe Biennale d’art contemporain de Sao Paulo, Fred FOREST s’est jusque là tenu sciemment à l’écart du marché de l’art et a entretenu des relations tendues avec Beaubourg par le passé. C’est là pourtant qu’une exposition lui est consacrée, une exposition riche de 40 années d’archives autour du dispositif du territoire.

Jusqu’alors, la relation de Fred Forest avec l’honorable institution parisienne se trouvait fondée sur l’art des controverses. L’artiste « résistant » comme il se qualifie lui-même, chantre d’un art sociologique et participatif, a fait plusieurs procès contre le Centre Pompidou par le passé, exigeant de rendre public le prix d’acquisitions des œuvres ayant intégré les collections du musée. Au milieu des année 90′, il écrivait à Germain Viatte, alors directeur du MNAM (Musée national d’art moderne), lui demandant le prix d’acquisition d’une oeuvre de Hans HAACKE, intitulée Shapolski 1971. La demande fut rejetée le Conseil d’Etat donnant raison à Beaubourg, sous prétexte que la diffusion des prix « privilégiés » dont bénéficient généralement les musées pourraient avoir des répercussions néfastes sur le marché de l’art. Fred Forest relança la polémique en 2011, au sujet de l’acquisition par le même musée d’une œuvre de Tino Sehgal, réactivant le débat sur la valeur marchande des œuvres d’art et la transparence des prix d’acquisitions par les musées, sans obtenir de réponse positive.

Refusant lui-même d’en passer par le marché de l’art, Fred Forest n’a eut de cesse d’en interroger les rouages. Son œuvre Le mètre carré artistique a notamment questionné les relations entre le marché de l’art et celui de l’immobilier à travers la création d’une « société civile immobilière du m2 artistique ». Les notions de valeurs marchandes et de territoire se trouvent ainsi au cœur du travail exposé cet été au Centre Pompidou (12 juillet-28 août 2017), qui accueille l’artiste sous des conditions particulières, car Fred Forest en a lui-même fait la requête et finance personnellement l’évènement… qu’il voudrait voir prolonger…

La 14 ème Biennale d’Art Contemporain de Lyon

Intitulée Mondes flottants, la 14ème édition de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon est pilotée par Emma Lavigne, directrice du centre Pompidou-Metz et commissaire invitée. Elle nous donnera sa vision de la modernité pour ce 2ème volet de la trilogie consacrée au terme « Moderne ». Pour ce faire, la Biennale se déploie au coeur de la ville de Lyon dominée par l’eau, comme une incitation au voyage au sein d’un archipel d’îlots. Avec plus d’une soixantaine d’artistes internationaux invités, l’occasion est donnée de provoquer un dialogue entre modernes et contemporains. Ainsi se télescoperont de manière inédite de véritable chefs d’oeuvres de l’Art Moderne (issus des collections du Centre Pompidou, de Grenoble, Saint-Étienne ou du Mac Lyon) et des installations contemporaines. Rien d’étonnant donc à voir cohabiter des temporalités ténues, où Hans ARP convole avec Ernesto NETOLucio FONTANA avec Julien Creuzet, et ou l’imposante structure de Richard Buckminster Fuller intitulée Le Dôme abrite une installation de Céleste Boursier-Mougenot.

Le cœur des Mondes flottants va battre à la Sucrière et au Musée d’art contemporain de Lyon. Il se joue aussi par capillarité à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne, avec Rendez-vous 17, l’exposition dévolue à la création émergente, auxquelles se mêlent les plateformes Veduta et Résonance dans toute la Région, ainsi que les expositions associées de Lee Ufan au Couvent de La Tourette et de Lee Mingwei à la Fondation Bullukian, et avec le MAGASIN de Grenoble pour ses Performances parallèles.

Inaugurée le 20 septembre et courant jusqu’au 7 janvier, cette biennale nous livre une lecture poétique, immersive et multi-sensorielle du monde, comme une échappée onirique face à son actualité inquiétante…

Max Ernst prochainement au MoMA

Beyond Painting, « Au-delà de la peinture », tel est l’angle d’approche choisi par le MoMA pour une exposition consacrée à Max ERNST, qui se tiendra du 23 septembre 2017 au 1er janvier 2018. Le titre de l’exposition se trouve particulièrement à propos, car l’essence du travail de Ernst passe par toutes sortes d’expérimentations « au-delà » de la peinture.

Exploration des textures et des matières, transformation des formes, constante mise à l’épreuve des éléments du réel… Ernst a absorbé la « vraie » réalité pour l’a transformer à travers ses peintures, dessins, gravures, collages et frottages oniriques. Alchimiste surréaliste, il explore, fragmente et détourne, déplace et hybride, joue les illusionnistes en donnant naissance à des univers impossibles rendus familiers, évoquant les réminiscences de quelques rêves ou de quelques vies menées ailleurs. L’inquiétante étrangeté qui nourrie les énigmes visuelles de l’artiste est appuyée par l’énigme des titres. Poète avec les images, il joue aussi avec les mots : La Bicyclette graminée garnie de grelots les grisous grivelés et les échinodermes courbants l’échine pour quêter des caresses… c’est le titre narratif et insensé d’un dessin de 1921 sélectionné dans l’accrochage que lui réserve le MoMA à partir du mois de septembre, parmi une centaine d’oeuvres issues des collections du musée.


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