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En Bref ! dOCUMENTA 14 – Bruxelles ouvre ses foires – James Rosenquist

[14/04/2017]

dOCUMENTA 14. Entre Nord et Sud

Tous les cinq ans, Cassel est le nombril du monde de l’art contemporain. 100 jours de rétrospectives et d’avant-gardes, de scandales et d’étonnement, de légèreté existentielle et de débats artistiques échevelés. En cette 14ème édition, Cassel crée plus que jamais la surprise et même la controverse localement, car elle partage son piédestal, pour la première fois depuis sa création en 1955, avec une autre ville, Athènes. La capitale grecque a même eu la primeur de l’inauguration de l’événement le 8 avril dernier. L’orchestre philharmonique des Syriens expatriés (SEPO), dont les musiciens ont fui leur pays dévasté, a interprété la déchirante Symphonie des Chants Plaintifs de Gorecki à cette occasion.

Le directeur artistique Adam Szymczyk, précédemment directeur de la Kunsthalle de Bâle, a choisi la thématique « Apprendre d’Athènes », car il veut mettre en lumière les aspects de la crise économique et les migrations, « des problèmes grecs qui sont devenus des problèmes européens ». Dans cette volonté de rééquilibrer le dialogue artistique entre Sud et Nord de l’Europe, le Musée d’art Contemporain d’Athènes accueille ainsi jusqu’au 16 juillet « la plus grande exposition de la documenta » tandis que le Fridericianum à Cassel exposera, du 10 juin au 17 septembre, près de 230 œuvres d’artistes contemporains issues des collections du musée grec. Les travaux d’artistes tels que Stephen Antonakos, Vlassis Caniaris ou Jannis Kounellis, décédé il y a quelques jours, seront présentés. L’emblème de dOCUMENTA 14 est actuellement en cours de construction sur la Königsplatz, un obélisque de 16 mètres de haut, dont l’auteur n’a pas été rendu public.

L’un des rendez-vous phare de cette dOCUMENTA prendra place sur la Friedrichsplatz : The Parthenon of Books de Marta Minujín est un écho de son installation El Partenón de libros, de 1983. Toujours très impliquée dans la dénonciation de la répression de la liberté d’expression, l’artiste fait un appel au don de livres autrefois censurés, selon une liste établie avec l’Université de Cassel. Elle érigera son Parthénon à l’endroit même où les nazis perpétrèrent en 1933 un autodafé de livres tombés en disgrâce. Cette édition bicéphale de dOCUMENTA se veut donc engagée, et décidée à rompre avec une culture hors sol de l’art contemporain.

Bruxelles ouvre ses foires

Effervescence à Bruxelles ! Après deux semaines d’intense actualité parisienne avec trois salons consacré au dessin et la Art Paris Art Fair au Grand Palais, la capitale européenne reprend le flambeau des grands salons d’art avec quatre foires  : la fameuse Art Brussels (20-23 avril), rendez-vous fort européen depuis 1968, la Yia Art Fair (19-23 avril) devenue l’évènement alternatif à ne pas manquer, ainsi que Poppositions à l’ING Art Center et la foire OFF COURSE.

La plus établie, Art Brussels, célèbre là sa 35e édition. Pour cet anniversaire, la foire s’étoffe en terme d’exposants, passant de 190 galeries en 2015, puis 140 en 2016, à 145 galeries provenant de 28 pays cette année. A l’instar de la dernière édition, le lieu élu pour accueillir l’évènement est Tour & Taxis, un espace d’exception au cœur de la ville, et trois sections rythment toujours le salon : PRIME, consacré à des artistes établis du moderne au contemporain ; DISCOVERY pour les jeunes artistes émergents et REDISCOVERY pour des artistes vivants ou décédés à redécouvrir. Le volet le plus solide, PRIME, compte notamment 19 galeries installées à Bruxelles (des galeries ayant souvent d’autres galeries ailleurs, notamment à Paris ou à Londres) : Albert Baronian, Bernier/Eliades, dépendance, MLF | Marie-Laure Fleisch, Hopstreet, Xavier Hufkens, Rodolphe Janssen, Kusseneers, Irène Laub, LMNO, Maruani Mercier, Greta Meert, Meessen De Clercq, Nathalie Obadia, Almine Rech, Michel Rein, Rossicontemporary, Sorry We’re Closed, Daniel Templon. Certaines optent pour des solo show, un choix toujours bienvenu dans ce type d’évènement tant il permet aux visiteurs d’entrer pleinement dans la création d’un artiste. Ainsi, Nathalie Obadia a élu Laure Prouvost et Daniel Templon ouvre la totalité de son stand au sénégalais Omar Ba, deux artistes bien soutenus sur le premier marché mais encore quasiment absents du second marché, celui des ventes aux enchères. Ainsi en va-t-il des grandes foires d’art contemporains : elles offrent aussi à découvrir l’art en train d’émerger. Ainsi en va-t-il de la YIA Art Fair qui consacre ses effort à une scène émergente en pleine ébullition.

Fondé en 2010 à Paris, le salon international d’art contemporain YIA Art Fair (Yesterday is Aujourd’hui) prend des galons. Cette année 2017 est une année charnière dans l’expansion de ce jeune salon majoritairement consacré à la scène émergente, car la YIA compte désormais quatre événements en Europe, avec de nouvelles éditions à Maastricht et à Bâle en 2017, en plus de celles de Bruxelles et de Paris. Le directeur de la foire, Romain Tichit, a établi l’édition bruxelloise dans un lieu de choix : au Square Brussels Meeting Center situé au cœur de la capitale sur le Mont des Arts, à deux pas du musée BOZAR dont la YIA est partenaire. Pour ce salon à taille humaine, 45 galeries internationales ont répondu présentes.

Le pouls du marché de l’art contemporain se déplace ainsi à Bruxelles le temps de cette troisième semaine d’avril. Il se déplacera encore avant l’été, pour la grande foire d’Art Basel en juin prochain.

James Rosenquist (1933-2017)

James ROSENQUIST (1933-2017), une des dernières figure du Pop Art Américain, nous a quitté à l’âge de 83 ans. Né le 29 novembre 1933 dans le Dakota du Sud, il débute sa carrière comme peintre publicitaire dans les rues de New-York avant de devenir l’un des plus fervents représentants du mouvement aux côtés de Andy Warhol et de Roy Lichtenstein. C’est grâce à cette esthétique publicitaire, transposée plus tard dans ses œuvres, qu’il se distinguera de ses pairs préférant l’assemblage de motifs issus de la culture populaire et politique aux images de marques et de logos. Les formats sont souvent gigantesques, de multiples motifs composites sont combinés à des effets picturaux de vitesse et de mouvement. Ainsi cohabitent voitures, stars de cinéma, produits alimentaires et appareils électroménagers où l’impact se veut aussi incisif qu’un slogan.

La célèbre toile F-111 (1964-65), désormais propriété du MoMA en est l’exemple le plus probant, avec ses impressionnants 26 mètres de long sur trois mètres de haut, mêlant ainsi des spaghettis, une petite fille sous un casque à permanente et un champignon atomique. L’oeuvre Be Beautiful (137,1 x 213,9 cm) à défaut d’être un record de taille demeure un record d’enchères acquise chez Sotheby’s NY pour 3,3 m$ en 2014. Comparée à ses pairs du Pop Art, sa cote est faible mais il n’en demeure pas moins un artiste prisé et rare sur le marché, d’autant que de nombreuses oeuvres ont été détruites lors de l’incendie de son atelier en 2009. S’il est difficile d’acquérir aujourd’hui une de ses peintures pour moins de 250 000 m$ il est plus aisé de trouver sur le marché des estampes de qualité entre 1000 et 5000 $.

 


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