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En Bref ! Le record de Koons – Van Dyck – Sally Mann

[17/05/2019]

La sculpture kitsch de Koons au sommet de l’Art Contemporain

L’une des trois sculptures Rabbit (1986) de Jeff Koons mise en vente à New York le 15 mai chez Christie’s, a surpassé les 90,3 m$ atteint par Portrait of an artist (1972) de David Hockney. Jeff Koons reprend donc sa place d’artiste vivant le plus cher de la planète avec un lapin rutilant vendu pour 91 m$. Cette œuvre exceptionnelle, d’un mètre de haut en acier inoxydable, réalisée en trois exemplaires (plus une épreuve d’artiste), est considérée la plus iconique de toutes les œuvres de Jeff KOONS, et par extension de la création contemporain. Jeff Koons reprend une première place qu’il tenait déjà il y a six ans, avec son Balloon Dog (1994-2000). La version orange de cette pièce avait été vendue pour 58,4 m$, le 12 novembre 2013 par Christie’s à New York.

 

Un portrait de Van Dyck fait son entrée à Budapest

Pour mettre en lumière sa réouverture après plus de trois ans de rénovation, le Musée des Beaux-Arts de Budapest dispose à présent d’une œuvre phare : un portrait en pied de la Princesse Mary, fille aînée de Charles I d’Angleterre, future épouse de Guillaume II d’Orange, peint par Anthonius VAN DYCK (1599-1641) (1599-1641) dans les mois précédents sa mort. Ce grand format a été acheté lors de la vente « Old Masters » de Christie’s Londres le 6 décembre dernier pour près de 7,5 m$, dans son estimation. L’oeuvre était déjà passée en vente en 1989, toujours chez Christie’s, et se vendait à l’époque un peu plus de 1,2 m$. La progression de son prix en 30 ans témoigne de la revalorisation en cours des chefs-d’oeuvre anciens, de plus en plus rares et prestigieux. Le portrait de la Princesse est à ce jour le 3e meilleur résultat en vente pour une toile de l’artiste, mais il s’agit surtout de la plus importante acquisition du Musée des Beaux-Arts de Budapest depuis un siècle. Une acquisition rendue possible grâce à l’apport d’un fond spécial du gouvernement hongrois, manifestant sa volonté d’enrichir les collections déjà conséquentes de ce musée (l’un des plus important en Europe centrale) avec une pièce maîtresse et de mieux illustrer le travail du fameux peintre avec une oeuvre de maturité.

Le portrait de la Princesse Marie a rejoint la salle Leonardo en compagnie de Saint Jean l’évangéliste et du Portrait d’un couple marié, les deux autres œuvres de Van Dyck appartenant au musée, réalisées dans sa jeunesse entre 1617 et 1620. Une belle occasion de découvrir le chef-d’oeuvre sera offerte prochainement par le musée de Budapest dans le cadre de l’exposition « Rubens et l’âge d’or de la peinture flamande » qui se tiendra du 24 octobre 2019 au 16 février 2020.

 

Sally Mann au Jeu de Paume

Après New-York, San Francisco et Tokyo, c’est au centre d’art contemporain parisien du jeu de Paume d’accueillir, du 18 juin au 22 septembre 2019, la première rétrospective majeure de l’artiste Sally MANN. Intitulée Mille et un passages, l’exposition se décline en cinq volets alternant portraits, scènes intimes, natures mortes et paysages du Sud des États-unis, sa terre natale.

Avec de nombreuses photographies inédites ou méconnues, cette rétrospective révèle au grand public l’étendue de 40 années de travail et la manière dont sa relation avec sa terre d’origine a façonné son œuvre. Née en 1951, Sally Mann vit toujours dans sa propriété en Virginie qui constitue le décor principal de ses œuvres. A travers une photographie expérimentale, l’artiste a toujours exploré des sujets essentiels de l’existence comme la mémoire, le désir ou la mort avec des corps souvent jeunes. D’une beauté sensuelle et parfois obsédante, ses clichés sont traversés par de sourdes allusions à la violence, la sexualité et la détresse, réfutant les stéréotypes de l’enfance. L’utilisation de la chambre et le travail des contrastes profonds, conférent à ses œuvres un caractère mystérieux et parfois mystique. En rupture avec les codes photographiques, son style passionne autant qu’il dérange. Candy Cigarette de 1989, présentant sa fille Jessie, 8 ans, cigarette (en chocolat) à la main qui en plus d’être son œuvre la plus célèbre, demeure son cliché le plus coté, suite à une acquisition en 2012 pour 266 500$ chez Phillips Phillips de Pury & Company à New York.

Internationalement reconnue, Sally Mann a été consacrée « America’s Best Photographer » par le Times Magazine en 2001 et son travail figure dans les plus prestigieuses collections dont celles du MET, du MoMA et du Whitney Museum of American Art de New-York. Majoritairement collectionnée aux États unis, cette rétrospective pourrait relancer sa cote sur le marché français.

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