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En Bref: Carl Andre à Paris – Czartoryskien, la collection qui valait des milliards – Artaud

[20/01/2017]

Derniers jours pour voir Carl Andre à Paris

C’est la première fois qu’un tel ensemble sort des Etats-Unis pour se retrouver en France : le Musée d’art moderne de la Ville de Paris accueille jusqu’au 12 février 2017 une rétrospective majeure de l’artiste américain Carl ANDRE Les œuvres monumentales, une quarantaine, les sculptures de plus petites dimensions, sont à découvrir à la lumière d’une documentation foisonnante réunissant les premiers travaux de cet immense artiste américain, des manuscrits et des poèmes. Tout un pan de l’oeuvre, jusque-là resté dans l’ombre, est donc à explorer d’urgence, pour ces derniers jours d’exposition… Chez Carl André, la sculpture est un lieu. Voici l’aspect révolutionnaire de cette œuvre minimaliste, construire à l’aune d’une grande rigueur. Arrivé à New York en 1957, le jeune artiste partage l’atelier de Frank STELLA, tout en admirant les formes épurées de Constantin Brancusi. Il se focalise sur les matériaux de construction, dont il étudie les propriétés (mesures, poids, surface). A l’âge de 30 ans, en 1965, il participe à l’exposition Shape and Structures à New York, aux côtés de Robert Morris et de Donald Judd. Sept ans plus tard, la Tate Gallery de Londres acquiert sa sculpture Equivalent VIII. La consécration ne fait que commencer. Aujourd’hui, les sculptures historiques, celles des années 60, passent les deux millions de dollars en salles des ventes, et sa cote a augmenté de +358% depuis l’année 2000. Carl André, qui fêtera ses 82 ans en 2017, n’a pas fini de faire parler de lui avec cette exposition, qui sera montrée prochainement à Berlin, puis à Los Angeles.

Czartoryskien, la collection qui valait des milliards

La Pologne recèle l’une des plus importantes collections d’œuvres d’art qui soit, visible au musée de Cracovie. Une collection réunie par la princesse Izabela Czartoryska dans toute l’Europe, il y a plus de 200 ans ; une collection riche de 250 000 manuscrits et documents historiques et 593 œuvres majeures, comme l’indique Joanna Berendt dans The New York Times. Les signatures ne sont en effet pas des moindres : Rembrandt, Raphaël, Dürer, Renoir, Francois Clouet, Pierre Brueghel… pour autant de chef-d’oeuvres appartenant désormais à la Pologne, depuis la récente signature d’un accord entre le gouvernement polonais, représenté par le ministre de la culture Piotr Glinski, et les héritiers de la célèbre collection Czartoryski. Le coût de la transaction avoisinerait les 200 millions, sachant qu’un joyau tel que la Dame à l’Hermine (1489-1490) de LEONARDO DA VINCI, désormais propriété de l’état polonais, dépasserait largement ce montant à elle seule si elle apparaissait sur le marché… Cette collection fut douloureusement amputée pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses œuvres ayant été volées par les nazis. Certaines ont été restituées depuis. D’autres manquent toujours à l’appel, dont Le Portrait de jeune homme de Raphaël.

Les archives d’Artaud aux enchères

Le 28 janvier 2017, le fond Antonin ARTAUD est dispersé par Dominique Loizillon, commissaire-priseur à Compiègne. La vente s’annonce historique avec, parmi les 128 lots offerts, de nombreux documents originaux et nombreuses lettres, notamment les fameuses «lettres-sort», ces missives « vaudous » par lesquelles l’écrivain jetait des sorts à ses ennemis. Mais aussi plusieurs peintures et dessins de la main de l’inventeur du Théâtre de la cruauté, dont l’un de ses tous premiers autoportraits au fusain, réalisé vers 1920, qui sera attendu entre 80 000 et 120 000 €. Ce travail de trois-quart, très élégant dans la pause, a été exposé par le passé au Musée Cantini de Marseille (1995), au MoMA à New York (1996) et à la Bibliothèque Nationale de France (2006/2007), entre autres. Les dessins d’Artaud sont si rares que celui-ci pourrait partir bien plus haut que l’estimation fournie… en avril 2012, un autre autoportrait, plus important que celui offert ici, avait été acheté par Marcel Brient au prix record de 2 136 750€, chez Sotheby’s à Paris. Il affichait pourtant une estimation de 500 000 à 700 000€ « seulement ». Plusieurs photographies originales de l’écrivain sont également proposées, dont une épreuve de MAN RAY réalisée vers 1926. Ce tirage argentique d’époque, marouflé sur papier, représentant Antonin Artaud de profil, est estimé entre 6 000 et 8 000€. La mère d’Antonin Artaud, Euphrasie, ayant découpé la photographie pour que celle-ci tienne dans un cadre, il ne reste que le «Ray» de la signature de Man Ray. Un détail touchant. Un petit « plus » pour cette épreuve rarissime…

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