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En bref : Bruce Nauman – Ilya et Emilia Kabakov – Martial Raysse

[15/05/2014]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres : Bruce Nauman – Ilya et Emilia Kabakov – Martial Raysse

Friedrich Kiesler Prize pour Bruce Nauman : l’espace et la lumière

Bruce NAUMAN est le lauréat 2014 du Friedrich Kiesler Prize pour l’architecture et l’art, récompense déjà acquise par Frank Gehry, Toyo Ito et Olafur Eliasson, entre autres. Les membres du jury ont choisi de récompenser Nauman pour les connivences entre son engagement artistique et celui de Frederick John KIESLER, évoquant l’espace et le corps comme théâtre d’expériences, l’imprégnation mentale et physique de leurs travaux respectifs. Il est vrai, Bruce Nauman est un véritable touche à tout, pour qui le corps humain, ses mouvements et sa relation à l’espace sont des questionnements de fonds. Difficile à définir, le travail de Nauman s’est nourri d’influences conceptuelles, body art, punk ou minimales pour créer des oeuvres d’une grande diversité : installations, performances, vidéos, sculptures en cire ou en métal, oeuvres aux néons. Ce sont des dernières oeuvres de lumière – celles qui transforment le mieux l’espace – qui ont permis à sa cote de passer un cap au début des années 90′. En 1992 déjà, sa grande installations au néon One hundred live and die (1984) s’arrachait 1,75 m$, près d’un million au-dessus de l’estimation haute, un coup de marteau historique pour ce type d’oeuvres (Sotheby’s New York, 17 novembre 1992). Bien que les oeuvres multimédia de l’artiste américain ne représente qu’une petite part de son marché (moins de 3 % des recettes contre 80 % dégagés par la vente de sculptures), il apparaît dans ce domaine comme un initiateur et bat, à plate couture, les autres grands artistes contemporains connus pour leurs oeuvres aux néons, dont Dan Flavin, Joseph Kosuth, François Morellet, Claude Levêque ou Tracey Emin.

Monumenta 2014 : Ilya et Emilia Kabakov

Avec un an de retard sur le planning initial, la grande installation des artistes russes Ilya & Emilia KABAKOV s’est ouverte sous la nef du Grand Palais de Paris le 10 mai 2014 et ce jusqu’au 22 juin 2014. Le couple Kabakov ouvre ici la sixième édition de Monumenta, à travers de grandes constructions blanches, formant une Etrange Cité, une ville utopique au sein de laquelle le public est invité à se perdre. Il s’agit là de la plus grande oeuvre jamais réalisée par les deux artistes, pour laquelle cinq ans de travail ont été nécessaires.

Ilya KABAKOV travaille avec Emilia, pianiste de formation, depuis 1989. Respectivement nés en 1933 et 1945, les deux artistes ont souvent évoqué la vie quotidienne en Russie et leur reconnaissance sur le plan international leur a notamment valu une exposition officielle organisée par le gouvernement russe en 2004, au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Leur notoriété passe par les installations (155 installations de Kabakov sont référencées sur la période 1983-2000) ; généralement des grandes dimensions. Difficiles à placer chez un collectionneur particulier, elles sont rares sur le second marché. La dernière installation de Kabakov soumise à enchère, La cuisine communautaire (1991), était par exemple constituée de six petits coins cuisine, occupant une superficie d’environ 15 m2. L’oeuvre trouvait néanmoins preneur, et nettement au-delà des estimations, avec une adjudication équivalente à 1,2 m$ (vendue 600 000 £, soit 692 000 £ frais inclus le 13 octobre 2007 chez Phillips de Pury & Company à Londres). Les oeuvres peintes, plus aisées à exposer et à stocker, valent plus chères que les installations, le record pour une peinture se hissant à plus de 5,1 m$ depuis 2008 (“Beetle” (1982), vente Phillips de Pury & Company Londres du 28 février 2008).

Martial Raysse à Beaubourg

Le Centre Pompidou accueille la première rétrospective parisienne de Martial RAYSSE, l’artiste français vivant le plus cher au monde après Pierre Soulages, du 14 mai au 22 septembre 2014. L’exposition regroupe 200 oeuvres sur plus de cinquante ans de création, depuis les premières oeuvres Pop, dont des pièces inédites, soumises pour la première fois au public. Martial Raysse fait partie des rares artistes français qui, comme Yves Klein ou Pierre Soulages, se sont bien exportés aux Etats-Unis, ce qui explique le dynamisme de la cote. Son indice de prix affiche ainsi une hausse de près de 54 % en 10 ans et ses meilleures oeuvres dépassent le million de dollars. Le seuil a d’ailleurs été franchi à six reprises depuis 2008, souvent à Paris mais également à New York et à Londres. C’est à Londres que Raysse signait son record d’enchère en 2011, avec une œuvre aux couleurs Pop intitulée “L’année dernière à Capri (titre exotique) (Last Year in Capri (Exotic Title))” et datée de 1962. Estimée entre 1 et 1,5 m£ et finalement cédée à 3,6 m£, soit 5,7 m$ chez Christie’s (16 février 2011), l’œuvre fut achetée… par un marchand américain.

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