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En Bref ! Beirut Art Fair – La Collection David Teiger

[21/09/2018]

Beirut Art Fair 2018

« L’art sera partout, l’art, c’est la lumière, c’est la paix, c’est aussi la fête ». Cette phrase de Laure d’Hauteville, fondatrice de Beirut Art fair, pourrait être une définition du Liban même. Grand rendez-vous artistique de la rentrée au Moyen Orient, la foire libanaise met depuis 2010 en valeur les créations de la région ME.NA.SA (Middle East, North Africa, South East Asia), un positionnement géographique original qui reflète l’identité de Beyrouth comme passerelle culturelle et commerciale entre Orient et Occident. Pour cette 9e édition, Beirut Art Fair déploie ses ailes sur une surface d’exposition augmentée de presque 50 %, signe de l’attractivité de l’art contemporain au Liban et du dynamisme de la création, soutenue par une diaspora mondiale.

L’édition 2018 explore plus particulièrement l’histoire du 8e art, avec l’exposition phare « Across Boundaries », qui dévoile le vaste patrimoine photographique libanais de 1900 à nos jours, à partir d’une centaine d’œuvres provenant d’archives publiques ou d’ateliers de photographes contemporains. Explorant la sphère intime, la relation à la mémoire de la guerre et le rapport au territoire des Libanais, l’ensemble montre que le pays est une exception régionale en matière de liberté d’expression. Le Byblos Bank Award valorisera d’ailleurs l’émergence des jeunes talents de la photographie. Au-delà de ce seul medium, « Revealing by SGBL » propose aux galeries locales et internationales de mettre en avant les créateurs de demain : la foire accueille ainsi 18 nouvelles galeries et leur poulain comme Thomas HENRIOT (1980) (France), O’Maurice Mboa (Cameroun) ou Soh Boon KIONG (1966) (Malaisie). Art Beirut consolide également ses assises avec des focus sur de grands artistes internationaux. « Art by Bankmed » présente ainsi l’une des plus grandes collections de l’artiste américain KAWS (1974), avec une quarantaines de figurines. Un hommage est également rendu à Paul Guiragossian, grand artiste arméno-libanais patriarche d’une famille d’artistes disparu en 1993, à travers un ensemble d’archives et d’œuvres montrées au public pour la première fois.

La Design Fair qui se déroule en parallèle se veut par ailleurs une vitrine pour les créateurs de meubles contemporains. Beirut Art Fair s’inscrit dans une Art Week, qui propose un parcours artistique à travers la ville et des expériences inédites dans d’anciens sites archéologiques. L’édition 2018, agrandie et plus sélective marque une nette montée en gamme et se garde ainsi des dangers de se voir réduite à un événement local isolé.

The History of Now: vente de la collection David Teiger

Alors que les grandes ventes d’automne approchent, en guise de 1er acte, la maison de vente Sotheby’s Londres proposera à la vente les 5 et 6 octobre prochain, des œuvres de la prestigieuse collection de David Teiger.

Son œil aiguisé et son souci du détail l’ont amené, en 20 ans, à constituer l’une des collections d’art contemporain les plus admirées au monde, avec des chefs-d’œuvre d’artistes britanniques tels que Peter DOIG (1959), Cecily BROWN (1969) et Jenny SAVILLE (1970) mais aussi des artistes américains comme Jasper JOHNS (1930), Jeff Koons ou Alex KATZ (1927). Ce collectionneur exigeant et visionnaire, décédé en 2014, avait déjà acquis dès les années 90’ des œuvres importantes de Mark Rothko, Willem de Kooning et Richard DIEBENKORN (1922-1993) lorsqu’il a commencé à collectionner l’art populaire américain, comprenant un assortiment de girouettes, qui sera mise en vente à New York en janvier prochain. Grâce à son soutien exemplaire pendant toute sa vie aux conservateurs et aux institutions, il a su redéfinir l’engagement d’un collectionneur et par là même, la notion de collection.

Pour l’événement, Sotheby’s frappe fort en affichant à la vente des œuvres d’artistes majeurs dont la quasi totalité ne sont encore jamais passées aux enchères. À l’affiche, figurent les Buffalo Station I et II (1997-1998) de Peter Doig, estimées 7,7 m$ chacune, The Revolutionary Corps of Teenage Jesus (2005) de Glenn Brown estimé entre 900 000 $ et 1,3 m$; et Untitled (Yellow Butterfly Orange) de Mark GROTJAHN (1968) (2004), estimé entre 3,8 m$ et 5 m$. La collection comprend également l’huile sur toile Minerva de John Currin estimée entre 1,3 m$ et 1,5 m$ et une œuvre monumentale de Chris OFILI (1968) issue de la série des « Afromantics », pièce maîtresse de son pavillon de 2002 à la biennale de Venise, dont l’adjudication devrait dépasser le million de dollars.

Au total, la série devrait rapporter plus de 100 m$ ce qui, selon Sotheby’s, fera de la Teiger Foundation l’une des fondations d’art contemporain les plus importantes au monde. Les bénéfices des ventes de Sotheby’s qui se poursuivront jusqu’en mai 2019 profiteront à sa Fondation pour soutenir et promouvoir l’art contemporain. Londres deviendra, l’espace de quelques jours,  the place to be, pour le fleuron des collectionneurs fortunés et aguerris,  puisque simultanément à cet événement aura lieu la célèbre Art Frieze Art Fair (4-7 octobre).

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