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En Bref ! Art Basel : 49ème – En Off de Art Basel

[01/06/2018]

Art Basel : 49ème

4 000 artistes représentés, 291 galeries parmi les plus pointues, une nuée de collectionneurs venus du monde entier, des allées bondées, des débats et conférences quotidiens, une section pour l’édition et les œuvres multiples, une programmation de films par et sur des artistes (notamment Ai Weiwei, Yayoi Kusama, Nancy Holt/ Robert Smithson). Un parcours artistique hors les murs dans le centre historique de Bâle… tous cela sur quatre jours.

Chaque année, la ville de Bâle devient le plus important centre d’attraction des plus acteurs internationaux de l’art, le passage obligé des méga-collectionneurs de la planète, dont Tico Mugrabi, Beth DeWoody, Budi Tek, Richard Chang ou le couple Rubell, ainsi que les représentants de nombreux musées et institutions, tous venus dans une dynamique d’acquisition et de découverte.

En 1971, Ernst Beyeler, accompagné des galeristes Trudi Bruckner et Balz Hilt, ouvre une brèche sur le marché de l’art, en proposant une alternative face au modèle américain : la foire de Bâle est née, et sa première édition rencontre un succès inespéré, avec 16 000 visiteurs et des exposants issus de 10 pays. Pour cette 49ème édition, la foire de Bâle peut espérer quelques 100 000 visiteurs venus du monde entier.

Les plus puissants galeristes et les artistes les plus brûlants du marché promettent d’être représentés dans cette approche planétaire de la création contemporaine, orchestrée du 14 au 17 juin. Parmi les diverses plateformes composant le salon, il faut découvrir la proposition du Feature sector : avec Arthur Luiz Piza chez la brésilienne Raquel Arnaud, ETIENNE-MARTIN chez le français Galerie Bernard Bouche, Jana STERBAK chez l’allemande Barbara Gross Galerie, Irving PENN chez les britanniques Hamiltons, Rachel WHITEREAD chez l’italienne Galleria Lorcan O’Neill Roma, Rathin Barman chez l’indienne Experimenter ou encore Doreen Garner chez l’américaine JTT. Et surtout ne pas manquer la plus impressionnante plate-forme de toutes : la section Art Délimiteur qui accueille des œuvres XXL destinées aux musées, fondations ou aux collections exceptionnelles, des œuvres ne pouvant être contenues sur des stands classiques, mais aptes à se déployer dans le gigantesque hall de 16 000 m2 jouxtant la foire. A Bâle, il faut voir grand et envoyer des signaux forts sur la puissance de l’événement. Sculptures monumentales, vidéo immersives, wall painting, installations diverses d’artistes confirmés et de quelques émergents se répondent au grès d’une sélection de 71 œuvres monumentales présentées par les galeries participant à la foire. La sélection mixe artistes établis et émergents avec des signatures telles que Ai Weiwei, Matthew Barney, Yto Barrada, Daniel Buren, Camille Henrot, Jenny Holzer, Lee Ufan, Lygia Pape, Michael Rakowitz ou Barthélémy Toguo. Art Basel est la seule foire au monde capable de mettre en place ce gigantisme qui lui confère une ampleur incomparable par rapport à toute autre foire d’art commerciale.

 

En Off de Art Basel

La foule d’amateurs internationaux faisant spécialement le déplacement pour la foire constitue une occasion en or pour permettre à des événements satellites de se faire remarquer. Art Basel draine donc plusieurs manifestations périphériques venues profiter de la brève effervescence de la petite ville Suisse. Chaque année, plusieurs foires Off disséminées dans la ville espèrent bénéficier de l’émulation de la foire principale, dont Scope (66 galeries), Liste (15 galeries), Volta (75 galeries), Photo Basel (35 galeries), ainsi que la toute première édition bâloise du salon Paper Positions qui s’installe non loin des locaux accueillant Art Basel. Jusqu’alors, le salon Paper Positions s’est fait connaître pour ses éditions berlinoise et munichoise. Cette première présence à Bâle est un choix stratégique pour les organisateurs d’un salon dont la spécialité est le papier dans sa plus absolue diversité : dessins bien sûr, mais aussi collages, découpages, pliages, livres d’artistes, œuvres écrites et créations en volume. Les 26 galeries (dont la moitié sont allemandes) jouent aussi le jeu d’un accrochage libre, avec des murs d’exposition continus et des oeuvres mises en situation pour rompre avec le caractère parfois figé du stand traditionnel.

Être présent à Bâle est toujours un pari important pour les galeries participants aux foires off, avec la conscience et l’humilité de ne pas se prétendre en concurrence avec la gigantesque et prestigieuse Art Basel, mais avec des forces de propositions plus émergentes ou plus alternatives et, en tout cas, sur des segments de prix plus abordables…

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