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En Bref : Ai WeiWei – Palazzo Strozzi – AKAA – Paris – Expressionnisme Abstrait – Rembrandt

[20/10/2016]

Ai WeiWei recadre le Palazzo Strozzi

La première exposition personnelle d’AI Weiwei en Italie ne passe pas inaperçue. Intitulée « Ai WeiWei Libero » en hommage aux réfugiés qui parcourent l’Europe, elle est présentée comme la plus grande rétrospective de son œuvre à ce jour et se tient jusqu’au 22 janvier 2017 au Palazzo Strozzi, à Florence. C’est Arturo Galansino, récemment nommé à la tête de la prestigieuse institution, qui est à l’origine de l’événement, lui qui avait travaillé en 2015 à la Royal Academie de Londres avec l’artiste sur l’anthologie « Ai WeiWei 360 ».

C’est donc encore une fois l’antique cité des Médicis qui accueille, après Jeff Koons au musée des Offices l’an dernier, l’un des artistes les plus bankable de l’art contemporain. Une occasion unique pour ces stars du marché de l’art de se mesurer à l’Histoire. Le Chinois a ainsi exploité l’architecture emblématique du Palazzo Strozzi pour son œuvre Reframe : 22 canots de sauvetage rouge fluo occultent les fenêtres du premier étage… Masquer ainsi les pierres taillées en pointe de diamants de l’illustre édifice n’a pas manqué de scandaliser nombres de Florentins, tout comme les Versaillais avaient détesté la polémique autour du Dirty Corner d’Anish KAPOOR. Ce n’est pas la première fois qu’Ai WeiWei interpelle l’opinion sur les conditions de vie difficiles des réfugiés : Reframe rappelle l’installation F Lotus, composée de 1005 gilets de sauvetage de différentes couleurs placés sur des plate-formes circulaires dans un bassin du Belvédère à Vienne, ou encore les 14 000 gilets de sauvetage enveloppant les colonnes de la KonzertHalle de Berlin en février dernier.

A l’intérieur, le public retrouve les œuvres les plus emblématiques de sa carrière, des pièces de la décennie new-yorkaise où il découvre l’art de Duchamp et Warhol, aux installations des années 2000 avec les assemblages de bicyclettes ou de tabourets. Les visiteurs aperçoivent également, parmi les photos des célèbres doigts d’honneur devant les sites les plus célèbres de la planète, celle du majeur de l’artiste dressé devant le Palazzo Strozzi. Ai Weiwei a enfin complété, pour sa première en Italie, sa série de portraits en Lego, avec de « grands contestataires toscans » : Dante, Savonarole ou Galilée, dans la lignée desquels l’artiste-activiste chinois se place clairement.

La personnalité d’Ai WeiWei et sa forte conscience de lui-même ne risque-t-elle pas d’éclipser le sujet central de l’exposition : le drame des réfugiés ?

AKAA, le nouveau rendez-vous parisien

Also Known As Africa se dévoile enfin avec la première foire parisienne sur l’Art et le Design Contemporain de l’Afrique. Reportée suite aux attentats à Paris l’an dernier, elle ouvre enfin ses portes au Carreau du Temple du 11 au 13 novembre 2016,.

A l’heure où les signes d’une plus grande visibilité se multiplient pour l’art africain, cette première française se révèle être le maillon manquant d’un marché prometteur. En effet, les expositions Magiciens de la terre (1989), et Africa Remix (2005), ont fait date dans la reconnaissance de l’art contemporain africain, soutenue par de grandes collections privées (collection de Jean Pigozzi), des biennales (Dak’Art), des foires (1:54 à Londres et New York) et de grandes expositions à succès comme l’a demontré BeautéCongo à la fondation Cartier l’an dernier. Dans cet élan, Bonhams organise depuis quelques années deux événements par an baptisés « Africa Now », l’un consacré à l’art moderne, l’autre à l’art contemporain africain. Le 17 novembre, ce sera à Piasa d’organiser sa seconde vente d’artistes africains contemporains.

AKAA s’inscrit dans cette dynamique en offrant une véritable vitrine de la création riche et plurielle de ce continent et se démarque en proposant une sélection design, ainsi qu’une palette d’artistes non plus seulement issus du continent mais également ceux ayant tissés un lien étroit avec celui-ci, une manière d’envisager l’Art Africain au-delà de ses contours. Son authenticité réside dans le fait de ne pas être qu’une foire commerciale mais aussi un lieu de rencontres et de questionnements autour de la place de la création africaine d’aujourd’hui, ponctuée de conférences, tables rondes, films et performances. Pour ce faire, Victoria Mann, fondatrice et directrice de l’événement a réuni une trentaine de galeries internationales dont la sélection nous permet d’apprécier des pointures reconnues comme l’ivoirien Frédéric BRULY BOUABRE ou le béninois Romuald HAZOUMÉ et d’y découvrir de jeune talents, de quoi attiser la ferveur des collectionneurs et des amateurs !

AKAA résonne comme une formule magique à l’alchimie que l’on espère prospère…

L’ambitieuse exposition de l’Expressionnisme Abstrait

L’Expressionnisme abstrait a bouleversé l’histoire de l’art contemporain en proposant de nouvelles voies d’immersion dans la peinture. Les œuvres de Pollock, Rothko, Still, de Kooning, Newman, Kline sont souvent imposantes, par leurs formats d’une part, par l’énergie déployée du trait, par le traitement des couleurs, par une nouvelle liberté conquise sur l’imagerie habituelle, d’autre part. Son émergence dans les années 50′ annonce un changement de paradigme, le moment crucial ou New York prend le pas sur Paris et devient la nouvelle capitale mondiale de l’art. Entre la fin des années 50′ et aujourd’hui, les grandes figures du mouvement sont devenues des stars, des icônes, des sources d’inspiration profondes pour des générations d’artistes.

C’est dire combien une exposition sur le sujet s’annonce aussi ambitieuse qu’attendue… Celle ouverte en septembre dernier à la Royal Academy of Arts à Londres (jusqu’au 2 janvier 2017), était annoncée comme « La plus grande exposition sur l’Expressionnisme abstrait programmée en Grande-Bretagne » depuis des décennies. Elle est orchestrée par une pointure avec l’historien de l’art David Anfam, auteur du catalogue raisonné des peintures de Mark Rothko, et par Edith Devaney, curateur pour l’art contemporain à la Royal Academy of Arts.

L’exposition fait la part belle à Clyfford STILL, à qui une salle entière est consacrée, à Barnett Newman, à Jackson POLLOCK, à Willem DE KOONING dont on peut découvrir un mur consacré aux fameuses « women paintings », et à ROTHKO, dont six « champs colorés » occupent la rotonde centrale. Si les critiques sont partagés autour de la scénographie ou de l’éclairage, rendons hommage à cette exposition unique, parvenue à rassembler plus de cent cinquante peintures, sculptures et photographies, d’artistes parmi les plus marquants et les plus valorisés du XXème siècle.

Rembrandt intime au Musée Jacquemart-André

Le génie de REMBRANDT (1606-1669) est fêté au au Musée Jacquemart-André à Paris, un lieu bien choisi pour le maître de l’art hollandais du XVIIe siècle, car le couple Jacquemart (Édouard André et Nélie) lui achetèrent trois tableaux entre 1865 et 1892: les Pèlerins d’Emmaüs (1629), le Portrait de la princesse Amélie de Solms (1632) et le Portrait du Docteur Arnold Tholinx (1656) font partie intégrante de cette exposition, ouverte jusqu’au 23 janvier 2017. L’évènement propose une découverte de Rembrandt « intime » autour d’une vingtaine d’oeuvres réunies grâce à des prêts exceptionnels venus du monde entier, notamment du Metropolitan Museum of Art de New York, du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, de la National Gallery de Londres, du Rijksmuseum d’Amsterdam, du Louvre et du Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Les commissaires de l’exposition, Emmanuel Starcky, Petr Schatborn, du Rijksmuseum d’Amsterdam, et Pierre Curie, conservateur du musée Jacquemart-André, entendent révéler le caractère intime de l’oeuvre de Rembrandt, à travers son rapport aux autres et à lui-même, dans la puissance des portraits et des autoportraits, mais pas seulement… Car la force créatrice, l’énergie intérieure, l’inventivité sans pareille et la virtuosité de Rembrandt s’expriment aussi à travers l’oeuvre dessinée et l’oeuvre gravée, dans laquelle il excella. Rembrandt a réalisé, au cours de sa carrière, 400 peintures, 300 dessins et autant d’eaux-fortes, se prenant souvent pour modèle. Ces dernières estampes ne sont pas rares aux enchères et permettent, contre toute idée reçue, d’accéder à l’une des plus belle signature de l’histoire de l’art dans un budget compris entre 2 000 et 5 000 $ en moyenne, à l’instar du portrait présumé du père de l’artiste, cédé 2 800 $ en septembre dernier à Vienne (Büste eines Mannes mit hoher Kappe: Der Vater des Künstlers(?), Dorotheum). Voici l’exemple d’une eau-forte de 1630 dans laquelle Rembrandt capte encore le mouvement intérieur de son sujet, dans un degré d’intimité incomparable…


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