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En bref

[13/12/2013]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres.

Art Basel finit son année à Miami

Après Hong Kong en mai, Bâle en juin, Miami était la dernière étape de ce rendez vous désormais tri-annuel qui s’étire sur trois continents : Art Basel. Plus de 75 000 visiteurs se sont pressés aux portes du Convention Center de Miami pour venir admirer les quelques 250 galeries venues du monde entier pour présenté les artistes les plus cotés du moment. Avec ses fêtes de luxe, ses invités prestigieux et célèbres, Art Basel Miami est LA foire de tous les excès. S’il y a 5 ans, la foire était au bord du gouffre, subissant de plein fouet la crise des subprimes , aujourd’hui, la foire jouit sans réserve de la croissance des prix de l’art. Pour exemple, l’oeuvre Baroque Egg with Bow (Turquoise/Magenta) vendue 9m$ sur le stand de la galerie Gagosian, avait été acquise en 2009 pour 5,4m$. Un autre Jeff KOONS était offert sur le stand de David Zwirner au prix de 20 m$. Mais il n’y avait pas que des œuvres de Koons à vendre lors de cette foire qui fait la part belle aux artistes d’ Amérique latine, on pouvait ainsi y découvrir 13 galeries Brésiliennes ! Si la situation est bien loin de l’édition 2008, elle n’est pas sans rappeler celle de 2007 où quelques mois avant la chute brutale des prix de l’art, Miami déjà faisait déborder le marché de l’art d’opulence. D’ailleurs en Novembre 2007, le marché de l’art enregistrait pour la première fois un chiffre d’affaire supérieur à 1,6 milliard de dollars, la somme enregistrée en novembre 2013 : 1,85 milliard de dollars !

Gagosian : tour du monde des galeries.

Le marché de l’art haut de gamme se porte bien aux enchères (déjà 950 enchères millionnaires enregistrées sur l’année), le marché de l’art haut de gamme se porte tout aussi bien en galerie. Et ce n’est pas la galerie Gagosian qui vous fera croire le contraire. Avec 12 artistes exposés dans ses 13 espaces à travers le monde, la galerie offre à l’heure actuelle un beau panorama des artistes les plus en vue du moment. Vous pourrez admirez à New York les peintures de Willem DE KOONING (record : 28,5m$), les sculptures de David SMITH (record : 21,25 m$), les peintures de BALTHUS (record : 6m$), les sculptures monumentales de Richard SERRA (record : 3,7m$) et les photographies de William EGGLESTON (record : 840 000$). De l’autre coté des USA, à Los Angeles, la galerie expose un autre grand photographe : Richard AVEDON (record : 945 420$). En Europe la galerie s’adapte à la crise et y expose des artistes « moins » cotés : à Londres c’est Frank Owen GEHRY le designer qui est mis en avant (record : 140 000$), à Rome la galerie présente une des rares expositions (la dernière remonte à 2010) de l’artiste Française Tatiana TROUVÉ (record : 40 000$), à Athènes les photographies de mode du duo néerlandais Inez & Vinoodh VAN LAMSWEERDE & MATADIN (record : 40 000$), à Rome vous pourrez redécouvrir le travail de Piotr UKLANSKI (record : 929 700$) et à Paris c’est John CURRIN qui est à l’honneur avec une série de toiles (record : 4,8m$). Le tour du monde des galeries de la galaxie Gagosian ne serait pas complet sans un arrêt par Hong Kong où est exposé Tetsuya ISHIDA (record : 694 980$), cela tombe bien, c’est là où 75 % de ses œuvres sont vendues aux enchères.

L’Oeuvre de Sigmar Polke enfin célébré

Un des plus grands artistes allemands de l’après-guerre, Sigmar POLKE, bénéficie actuellement d’une exposition au Musée de Grenoble. Quelques 70 peintures et une cinquantaine d’œuvres sur papier retracent les trois dernières décennies de la vie de cet artiste qui a profondément contribué au renouvellement du langage pictural de la fin du XXème siècle. Décédé en 2010, Sigmar Polke a été formé à la fameuse académie de Düsseldorf aux côtés, entre autre, de Gerhard RICHTER. Tous deux comptent parmi les fondateurs du Réalisme capitalisme, réponse germanique au Pop-Art Américain. Première exposition depuis le décès de Sigmar Polke, la manifestation grenobloise ouvre le bal avant l’importante rétrospective prévue au Museum of Modern Art à New York en avril 2014. Hommage amplement mérité, cette rétrospective et ses quelques 300 œuvres seront ensuite visibles à la Tate Modern à Londres et au Ludwig Museum à Cologne.
Si sa réputation d’artiste est égale à celle de Gerhard Richter, son Œuvre est moins connu du grand public. Entre autres causes, la carrière de Richter a déjà été célébrée en 2011 avec une rétrospective itinérante qui, en plus de propager l’aura de l’artiste, a propulsé sa côte. En salle le marteau s’enflamme par conséquent moins pour Polke que pour son compatriote qui, en prime, est devenu en 2013 l’artiste vivant le plus cher au monde. Tandis que le record de Polke est détenu par les 8,15 m$ de Dschungel (Jungle) (Sotheby’s Londres, le 29 juin 2011), 31 œuvres de Richter ont trouvé preneur au delà et son record culmine à 33 m$ (Domplatz, Mailand [Cathedral Square, Milan], Sotheby’s New York, le 14 mai). Depuis sa première enchère millionnaire adjugée en 2000 (Zwei Frauen, chez Christie’s New york, le 16 mai), 21 autres lots ont franchi ce seuil. Parmi eux, deux peintures de Polke datées de 1988 fraichement cédées ont enregistré des belles performances : Menschen Wie Du + Ich (People Like You + I) a trouvé preneur au dessus de son estimation haute pour 2,28 m$ (Sotheby’s Londres, le 12 février) et Nackte (Nude) pour 2 m$ (Sotheby’s Londres, le 26 juin). L’actualité itinérante et prestigieuse à venir en plus de donner une nouvelle visibilité à l’Oeuvre de Polke pourrait réserver quelques surprises en salles.

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