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En Bref !

[11/07/2013]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres.

Daniel Templon Bruxelles : opening soon

Fondée il y a maintenant 47 ans, la Galerie Daniel Templon, qui a orchestré quelque 400 expositions à Paris, ouvre un nouvel espace à Bruxelles, rue Veydt, en septembre 2013. Les 220 m2 de ce nouveau centre névralgique artistique accueilleront les artistes déjà représentés par la galerie parisienne. Les amateurs bruxellois y découvriront certainement des œuvres de Jim DINE, Jan FABRE, Gérard GAROUSTE, Philippe COGNÉE, Jonathan MEESE et quelques représentants des scènes chinoises (YUE Minjun, MAO Yan, HE An) et indienne (Atul DODIYA, Jitish KALLAT, Sudarshan SHETTY).

Dans un premier temps, l’inauguration est prévue avec une installation in situ de l’artiste japonaise Chiharu SHIOTA (née en 1972, vit et travaille à Berlin). En France, l’artiste a fait sensation lors d’une exposition majestueuse intitulée Labyrinth of Memory à La Sucrière de Lyon en 2012. Son installation investissant 1 700 m² était un véritable tour de force baignant les visiteurs dans un réseau dense de 600 km de fil noir (6 000 pelotes d’acrylique) emprisonnant quelques robes blanches en suspension dans l’espace. La jeune Chiharu Shiota n’a pas encore de marché aux enchères (seul son DVD Bathroom, 1999, s’est vendu en salles, l’équivalent de 5 160 $, Shinwa Art Auction, Japon, 15 mai 2009) mais ses œuvres sont de plus en plus demandées, si bien qu’on en croise régulièrement sur les grandes foires d’art contemporain de Paris, Singapour, New-York ou Hong Kong.


Chiharu Shiota, In Silence, 2013, Art Basel Unlimited 2013. Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris. Photo Dirk Wetzel

Enrico Castellani, dans le sillage de Fontana et Manzoni

Enrico CASTELLANI contribua à révolutionner l’art du XXème siècle avec Lucio FONTANA et Piero MANZONI. Tandis que Manzoni triturait la surface de ses Achrome avec du plâtre, du kaolin ou du tissu, et que Fontana fendait la matière d’un geste lyrique sur l’infini, Castellani passait derrière la toile pour créer une extra-réflexion de la surface. En effet, c’est à partir de 1959 que ses œuvres se font reliefs par le positionnement méticuleux de clous derrière la toile tendue. Par-delà la rigueur du procédé, les œuvres rythmées de creux et de bosses vibrent sous l’effet de la lumière, installant le mouvement au cœur du monochrome.

La flambée des prix de Lucio Fontana (premier million de dollars atteint en 2001) et de Manzoni (premier million en 2003) a eu un formidable effet de levier sur la cote de Castellani, qui passe enfin cette année le seuil du million de dollars. Il doit son nouveau record à Superficie bianca n. 34 (1966) qui triplait son estimation le 25 juin 2013, lors de la grande vente d’art contemporain de Christie’s Londres, atteignant 1,6 m£ au marteau. L’acquéreur a donc déboursé l’équivalent de 2,5 m$ pour cette œuvre majestueuse (plus de 2,8 m avec frais) et bien datée.

L’exploit n’est pas anodin car une œuvre dans la même veine, Superficie bianca n. 32 (datée de 1966 et de mêmes dimensions) changeait de main en deçà du million en 2010. En trois petites années, le prix d’une abstraction immaculée signée Castellani a ainsi flambé de +151 %.

Si les tableaux-objets sont hors de votre budget, 30 % des œuvres sont encore accessibles en salles à moins de 5 500 $. On trouve même quelques œuvres en plastique thermoformé ou de petits formats en papier embossé entre 1 500 $ et 4 000 $ en moyenne (ventes en France et en Italie).

Pierre Soulages, exercice de rattrapage

Le plus coté des artistes français vivants a passé un nouveau cap cette année. À 93 ans, ce monument de l’art abstrait consolide sa place dans la sphère du marché haut de gamme avec des résultats sans précédent. L’artiste a en effet enterré son produit de ventes aux enchères 2012 grâce à deux coups de marteau en 2013. Tandis que la centaine d’œuvres dispersées en salles (dont 19 œuvres sur toile) générait un total de ventes de 8,64 m$ de coups de marteau sur l’ensemble de l’année 2012, les ventes londoniennes de février puis de mars ont dégagé 10,4 m$, d’abord avec une toile de 1961 adjugée l’équivalent de 4,5 m$ (2,9 m£), puis avec une œuvre datée du 21 novembre 1959 qui s’est envolée à 5,8 m$ chez Sotheby’s (3,8 m£, 26 juin 2013). Ce nouveau record flirte avec les 7 m$, frais d’acheteur compris. Songez que des toiles de cette qualité étaient accessibles pour moins de 200 000 $ à la fin des années 1990 (Peinture, 13 Avril 1957, adjugée 110 000 £, près de 182 000 $, 25 juin 1997, Christie’s Londres).

Pour faire grimper les prix à un tel niveau d’enchère, Sotheby’s mettait en exergue dans le catalogue de ventes, les résonances entre l’œuvre du français et celle de l’artiste américain Franz Kline, citant le critique d’art Sam Hunter. Indéniablement, un rattrapage de cote s’opère entre les deux artistes depuis 2006 : Pierre SOULAGES a enregistré 15 coups de marteau millionnaires depuis, lorsque Franz KLINE en compte 25, avec un premier million tombé en 1989.

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