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En bref!

[02/11/2012]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres.

In Focus : Robert Mapplethorpe au Getty Museum

Du 23 octobre 2012 au 24 mars 2013, le Getty Museum (Los Angeles) présente une sélection d’oeuvres de Robert MAPPLETHORPE, récemment acquises avec le Los Angeles County Museum of Art (LACMA). Cette exposition met en lumière 23 pièces de l’artiste controversé, des techniques mixtes des années 1970 aux autoportraits et photographies des années 1980. Les oeuvres tardives présentées abordent aussi ses sujets favoris  : natures mortes et nus, oscillant entre l’héritage de Richard AVEDON et la subversivité des genres. On peut également mettre en regard cette exposition avec la présentation des portfolios XYZ au LACMA, dont la création est postérieure.
Près de 1 800 oeuvres livrées aux maisons de ventes ces quinze dernières années constituent le second marché de Mapplethorpe. Une offre généreuse qui ravit donc les amateurs, avec un taux d’invendus en baisse constante depuis 2009 pour n’atteindre en 2011 que 18  % des lots (hors estampes). L’artiste signe sa plus haute adjudication avec une oeuvre emblématique : le portrait d’Andy WARHOL immortalisé en 1987 s’est arraché 560 000 $ chez Christie’s New York le 17 octobre 2006. Cet exemplaire unique s’est adjugé au décuple de ses versions multiples : on note qu’Andy Warhol, tirage 5/10 s’est adjugée 50 000 $ chez Christie’s New York quelques mois plus tôt (05/05/2006). Si un portrait occupe la première place, sept des dix meilleurs résultats plébiscitent cependant ses photographies florales, réalisées dans les dernières années de sa vie.

Excellents résultats pour la collection Mis

Le 24 octobre 2012, Sotheby’s Paris dispersait la collection des célèbres galeristes Zaira et Marcel Mis pour un total de plus de 19 m€ (24,5 m$, prime d’acheteur comprise). Fruit de 40 ans de recherche assidue, elle était composée d’oeuvres signées des plus grands noms : Magritte, Fontana, Warhol, Matisse, Picasso, Schiele, Christo, Boetti, Klee…
Cette vente très attendue a enregistré plusieurs records pour la place de marché française. C’est un des René MAGRITTE proposés, La grande table, qui a réalisé la meilleure enchère en étant adjugé à plus de 4,5 m€ (5,8 m$). Cela faisait plus de 20 ans que Paris n’avait pas vu d’oeuvres aussi prestigieuses de l’artiste mises à l’encan, d’où l’engouement des acheteurs. Autre pièce phare de la collection, Four multicoloured marilyns d’Andy WARHOL s’est arrachée à plus de 2,8 m€ (3,6 m$), dépassant largement son estimation haute de 2 m€ (2,5 m$). En troisième position, nous trouvons un mobile de Alexander CALDER qui a presque doublé son estimation haute de 1,5 m€ (1,9 m$) pour s’ échanger à plus de 2,6 m€ (3,4 m$). En cinquième position, Concetto spaziale, New York 8 de Lucio FONTANA été frappé à 910 000 € (1,2 m$).
Enfin, bien que ce ne soit pas un record français pour l’artiste, notons la belle performance de l’Etreinte de Pablo PICASSO, dessin adjugé à 580 000 € (750 000 $), soit 5 fois son estimation haute.
Avec un faible taux d’invendus (14,1 % de lots offerts), 5 enchères millionnaires et 20 lots vendus au-delà de leur estimation haute, nous pouvons dire que cette vente bien orchestrée a largement tenu ses promesses.

Bridget Riley reçoit le prix Sikkens

Le 28 octobre, la Fondation Sikkens a récompensé Bridget RILEY (née en 1931), première femme mise à l’honneur par l’institution néerlandaise. En effet depuis 1960, le prix distingue certaines années (de façon irrégulière) un artiste pour son travail révolutionnaire sur la couleur. L’ont notamment précédée LE CORBUSIER en 1963 ou Willem DE KOONING en 1968. Ainsi, la Fondation qualifie-t-elle l’usage de la couleur par Bridget Riley de « pur, subtil et précis, guidant toute une génération d’artistes ».
Dès les années 1960, son travail en noir et blanc sur les effets d’optiques (Op Art) lui vaut une reconnaissance internationale. Ses oeuvres se parent de couleurs dès 1967, et en 1968, elle obtient le prestigieux Grand Prix de la Biennale de Venise. Aujourd’hui encore, ses compositions suscitent régulièrement l’admiration : en juillet 2012, l’artiste britannique raflait le prix Rubens (Siegen, Allemagne). L’enthousiasme est également palpable en salles des ventes, principalement dans son pays d’origine : la composition bayadère intitulée Chant 2 (1967) dépassait 4,5 m$ chez Sotheby’s Londres le 01 juillet 2008, suivie par 7 autres adjudications millionnaires, dont une seule réalisée hors Royaume-Uni. Ces quinze dernières années, 84 % de son chiffre d’affaires a été généré sur le sol britannique.

Nouveau record d’adjudication pour Peter Beard

Les 4 et 5 octobre derniers, une vente dédiée à la photographie était organisée par Christie’s au Rockfeller Plaza à New York. La célèbre maison de ventes y proposait la crème de la crème : d’Hiroshi SUGIMOTO à Helmut NEWTON en passant par Diane ARBUS, les amateurs n’avaient que l’embarras du choix. C’est Peter BEARD qui signait la meilleure adjudication : son Orphan Cheetah Triptych a affolé les enchères jusqu’à 550 000 $, surpassant largement son estimation haute de 150 000 $ !
Depuis les années 60, Peter Beard photographie l’Afrique sauvage. Mélange de ses clichés, d’encre, de sang et d’aquarelle, ses oeuvres mettent en évidence la destruction irréversible de la faune qu’y opère la société de consommation.
En mai dernier, il dépassait pour la première fois la barre des 400 000 $ avec Hunting Cheetahs on the Taru Desert, Kenya, June chez Philips de Pury & Company, Londres et écrasait son estimation haute de 180 000 $ ! Depuis janvier 2010, plus de 10 de ses lots ont dépassé la barre des 100 000 $. Avec ce dernier record à plus de 500 000 $, l’artiste confirme la tendance à la hausse. Depuis janvier 2010, seule une trentaine de ses lots s’est vendue pour moins de 10 000 $. Ce sont souvent des tirages peu travaillés par la main de l’artiste. Tsavo before the die off, July 1960 immortalisant des éléphants dans la savane, un de ses sujets de prédilection, a été adjugé dans sa fourchette basse à 5 000 $ en octobre dernier chez Phillips de Pury & Company, New York. Mais le même cliché comportant plus de détails (ajout de plumes, d’empreinte de mains, de peinture et de sang) s’est envolé à 45 000 $ en avril 2011 chez Sotheby’s New York.

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