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En Bref !

[09/03/2012]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres. Cette semaine : la galerie White Cube s’installe à Hong Kong, Jan Fabre à St Etienne, Joana Vasconcelos à Versailles et Adel Abdessemed à la galerie David Zwirner.

Jan Fabre sur un nuage

Les œuvres riches en symboles de Jan FABRE séduisent de nombreux collectionneurs… qui n’ont que de trop rares occasions d’acquérir une pièce de l’artiste en ventes publiques. Ses apparitions y sont rares (33 sculptures ces quinze dernières années) mais s’accélèrent… Car Jan Fabre est, avec Luc TUYMANS, Francis ALYS et Wim DELVOYE, l’un des fers de lance de l’art contemporain en Belgique. Il récoltait d’ailleurs 4 des 10 meilleures adjudications frappées pour un artiste contemporain Belge en 2011 et commençait l’année 2012 avec un nouveau record. En février dernier en effet, une sculpture onirique en bronze poli le représente juché sur un escabeau, appliqué à mesurer les nuages, tête tendue vers le ciel. Il existe 6 exemplaires de cet autoportrait qui se vendait l’équivalent de 267 000 $, à Londres, soit 31 600 $ de plus qu’à l’occasion d’une précédente vente à Amsterdam en 2009 (De Man Die De Wolken Meet (The Man Who Measures the Clouds), 170 000 £ le 16 février 2012).
Actuellement, ses dessins au stylo à bille Bic bleu sont mis à l’honneur à l’occasion d’une exposition au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne (France). Intitulée Les années de l’Heure Bleue. Dessins et sculptures 1977-1992, elle est ouverte au public jusqu’au 28 mai 2012. Elle permet aux amateurs français de découvrir une production sur leur place de marché, car ces dessins s’échangent essentiellement aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni.

Les galeries occidentales jettent l’ancre à Hong Kong

La première galerie White Cube située hors du Royaume Uni et dessinée par les architectes Maybank & Matthews a pris pied en face du port franc de Hong Kong. C’est la première galerie occidentale de cette taille (550 m²) à s’installer à Hong Kong, littéralement le port aux parfums, lequel envoûte les collectionneurs taïwanais, indonésiens et chinois. Dans cette région, le prochain grand rendez-vous avec les marchands d’art se tiendra à partir du 17 mai dans le cadre de l’Art HK 12, au succès grandissant. Les galeries du monde entier se retrouvent pour l’événement dont certaines comme la White Cube, qui inaugure sa galerie avec la nouvelle série du duo GILBERT & GEORGE, ont décidé de s’y fixer à l’année.
Ainsi, on peut voir dans les rues hongkongaises une exposition de Hans HARTUNG (4 m$ de CA en 2011) à la galerie française De Sarthe et une autre dédiée à l’artiste Callum INNES (meilleure adjudication à 58 050 $ pour Exposed Painting Blue Violate Charcoal Black le 18/02/2011). On peut aussi visiter la galerie Edouard Malingue, ou encore regretter l’achèvement de la présentation des Spot Paintings de Damien HIRST (74ème meilleur CA en 2011) chez Gagosian. Peu d’artistes occidentaux contemporains ont été présentés en ventes publiques sur le territoire chinois, mais l’attachement des galeries occidentales à les faire découvrir aux collectionneurs asiatiques laissent augurer de belles adjudications futures.
Si le premier marché semble encore s’organiser dans la surnommée Dynamite City (Emmanuel Perrotin, la galerie chinoise Hanart TZ, ainsi qu’Artprice devraient à leur tour s’installer en 2012), son statut de place forte du marché des ventes publiques n’est plus à démontrer. En effet, la ville détonne grâce aux coups répétés des marteaux des sociétés de ventes : en 2011, le plus beau de tous adjugea à 21,845 m$ une œuvre de ZHANG Daqian, Lotus and Mandarin Ducks, un record pour le dessinateur chinois. Cette vente récompense l’artiste numéro un en 2011, grâce à des recettes annuelles s’élevant à 554,5 m$. La cité, quant à elle, est dorénavant à la 4ème place mondiale pour le second marché, avec des recettes 2011 s’élevant à 796,3 m$.

Joana Vasconcelos : un vent de fraîcheur souffle à Versailles

La jeune et talentueuse artiste d’origine portugaise, Joana VASCONCELOS (née en 1971), sera à tout juste 40 ans l’invitée 2012 du Château de Versailles. Après Jeff KOONS, Xavier VEILHAN, Takashi MURAKAMI et Bernar VENET, la reine de la réappropriation d’objets du quotidien et virtuose du tricot est la première femme mais aussi la plus jeune artiste de la série.
Depuis 2008, l’institution propose tous les ans un dialogue entre art du passé et art contemporain laissant libre choix à l’artiste d’investir les galeries, les salons et le parc du domaine. Cette prestigieuse manifestation est aussi réputée pour créer, chaque année, de vives polémiques entre les initiateurs qui souhaitent renouveler l’image de l’institution et les associations conservatrices qui déplorent le mélange des genres.
Joana Vasconcelos a commencé à séduire le marché avec sa participation à la Biennale de Venise en 2005. Malgré une présence modeste dans les salles de ventes avec seulement 11 résultats d’adjudication, sa cote est sous de bons augures. Considérée comme l’artiste portugaise la plus talentueuse de sa génération, elle a déjà à son actif un record de 420 000 £ (660 000 $, Christie’s Londres, 11 février 2010) grâce à son fameux escarpin monumental Marilyn. Surdimensionnées, colorées, envahissantes, ses sculptures et installations pourraient réserver un remarquable dialogue avec les dorures du palais du roi soleil. Avec une carrière en plein boom, les ventes de Joana Vasconcelos devraient réserver de belles surprises en 2012. En tout cas les plus grands ne s’y sont pas trompés puisque ses œuvres font, depuis déjà plusieurs années, parties d’importantes collections privées.

Adel Abdessemed : En route vers Beaubourg

Plus que quelques jours pour aller voir l’exposition Who’s afraid of the big bad wolf d’ Adel ABDESSEMED à la galerie David Zwirner. L’artiste algérien qui sera à l’honneur d’une grande exposition au Centre Pompidou en Octobre 2012, présente à New York une série d’œuvres utilisant le langage de l’art pour exprimer la puissance et la violence qui traversent le monde.
Un langage qui s’exprime sur tous les supports : des sculptures en fil de fer barbelé représentant le Christ (Decor), un champ de microphones en verre soufflé (L’avenir est aux fantômes), une embarcation de misère utilisée pour transporter des immigrés clandestins, trouvée et remplie par l’artiste de sacs noirs coulés en résine (Host), une installation murale composée de loups empaillés (Who’s afraid of the big bad wolf) qui fait face à une sculpture représentant le fameux coup de tête de Zinédine Zidane lors de la finale de la coupe du monde 2006 (Coup de tête) ainsi que de nombreux dessins (La Grande Parade).
Sa première œuvre présentée aux enchères (en 2008, quelques mois après avoir été exposé aux biennales de Lyon et Venise) est d’ailleurs un dessin adjugé l’équivalent de 38 600 $ (Oia) chez Christie’s Paris. Les dessins d’Adel Abdessemed sont, tout autant que les sculptures (6 lots et un record d’adjudication à 289 500 $ pour l’œuvre Mappemonde, Olive), les œuvres les plus présentées en salles des ventes (6 lots), suivent les installations multimédia (5 lots, dont l’œuvre Exit partie à 42 463 $) et les photos (2 lots et un prix maximum obtenu pour Sept frères cédée l’équivalent de 17 500 $). L’artiste, dont la carrière décolle, affiche encore un marché très mesuré.

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