Comment acheter Omar Victor Diop ?

[19/06/2020]

Omar Victor DIOP, voici un artiste africain qui fait le buzz. Ce portraitiste génial de tout juste 40 ans a un succès fou depuis sa révélation aux Rencontres de Bamako en 2011. Exposé de partout à travers la planète, il a conquis les initiés de l’art, puis le grand public à travers des Unes de magazine ou des pochettes d’album. Difficile de lui échapper. Difficile surtout de résister à ses mises en scène chatoyantes, à son travail de mémoire optimiste, à cette photographie bourrée d’aplomb et d’humour.

Pour acheter l’une de ses œuvres, l’artiste nous dirige, sur son site internet officiel, vers un seul et unique interlocuteur : la galerie Magnin, à Paris. Idem sur son compte Instagram. Tout passe par André Magnin, le galeriste parisien spécialisé dans l’art africain, longtemps conseillé pour la collection Pigozzi. Après avoir repéré le jeune prodige, André Magnin a rapidement exposé sur Paris Photo la série qui a propulsé son audience depuis, la série Diaspora (2014) où l’artiste incarne des personnages historiques noirs tombés dans l’oubli. Le succès est immédiat, les tirages de Diaspora se retrouvent exposés aux Rencontres de la photographie d’Arles en 2015, puis un jeu entier est acquis par la Fondation Louis Vuitton qui expose les photographies à l’occasion d’Art Afrique, le Nouvel Atelier, en 2017.

aminata-faye-omar_victor_diop-400x400 Omar Victor Diop. Aminata, série Le Studio des Vanités, 2011

Pour miser juste dans l’achat d’une œuvre d’Omar Diop, au-delà du goût personnel, les photos de la série Diaspora paraissent les plus importantes. Non seulement parce qu’elles ont été saluées dans le monde de l’art, pour avoir réinventé quelque chose dans la tradition du portrait photographique africain, mais aussi parce que c’est avec cette série qu’Omar Diop s’est fait un nom sur la scène internationale et qu’il est entré dans d’importantes collections. La série entière comporte 18 clichés au total. 14 de ces images restent disponibles à la vente, les autres tirages étant épuisés. Chaque photographie a fait l’objet de deux éditions distinctes – un format 120 x 80 cm et un autre en 60 x 40 cm (édition de 8 ex + 2 AP pour chaque édition) – avec une subtilité non négligeable : le tarif grimpe a mesure que l’édition se vend et se raréfie. Le prix d’un grand format varie ainsi de 7.000 à 12.000 euros pour les derniers tirages, celui d’un petit format de 4.800 à 8.000 euros. Autant dire que le temps joue en la défaveur de l’acheteur et qu’il est conseillé de se presser.

Autre série essentielle, le Studio des vanités (depuis 2011), inspirée de portraitistes tels que Malick Sidibé, Mama Cassey ou Seydou Keïta, comprend aujourd’hui une quarantaine d’oeuvres. Elle affiche des images plus flamboyantes que d’autres, notamment le portrait du mannequin Aminata (2011) édité sur 5 exemplaires. Victime de son succès, Aminata est pour ainsi dire introuvable. La seule chance d’en obtenir un exemplaire serait de créer une alerte sur les ventes aux enchères futures, avec l’espoir qu’elle passe en salles, ou de convaincre un.e ami.e de se séparer de son œuvre à votre profit…

Article artprice paru dans Diptyk Magazine