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Bonne résistance du marché londonien

[12/07/2016]

 

Le Brexit est tombé en plein dans les grandes sessions de ventes londoniennes. Il entraînait la plongée de la livre sterling face à l’euro et au dollars, offrant un avantage non négligeable aux acheteurs non-britanniques, celui d’augmenter les opportunités opportunités d’achat en livres sterling. Les grands acheteurs internationaux gardent aussi à l’esprit que l’art conserve indéniablement son statut de valeur refuge, et ce malgré les baisses de recettes des ventes de prestige cette année, des baisses symptomatiques d’une accalmie bien anticipée par les acteurs du marché de l’art.
En effet, les résultats des dernières ventes impressionnistes et modernes eurent beau chuter de -47% pour Sotheby’s et de -39% pour Christie’s les 21 et 22 juin dernier comparé aux extraordinaires résultats de 2015, les chefs-d’oeuvre ne se sont pas moins bien vendus ; la Femme assise de Picasso (1909) partant pour 63,5 m$, et la Jeanne Hébuterne au foulard d’Amedeo Modigliani (1919) pour 56,7 m$ (chez Sotheby’s). Au milieu des soubresauts politiques et économiques, le marché de l’art conserve son indéniable force de résistance…

Même constat du côté des grandes cessions contemporaines qui se sont tenues du 23 au 30 juin… Nous sommes loin, très loin des performances de 2015 : Sotheby’s devance toujours sa grande concurrente mais avec 97,5 m$ de résultats en trois sessions (la vente Boundless du 23 juin, la vente d’art contemporain du soir du 28 et celle du jour le lendemain) contre 209,6 m$ enregistrés lors de sa vente d’art contemporain du 1er juillet 2015. Il est vrai : le résultat du précédent exercice était historique, plantant la meilleure performance de l’histoire, alors européenne, de Sotheby’s. Christie’s plafonnait à 150 m$ pour la même vacation thématique le 30 juin 2015. Cette année, elle plafonne à 66,8 m$, vente du soir et vente du jour comprises (29 et 30 juin 2016). La demande et la réussite des sessions 2016 est pourtant là, bien présente. En témoigne des taux d’invendus très bas : de 8% seulement pour la vente prestige de Christie’s du 29 juin et de 10% pour celle du lendemain, contre un taux d’invendus annuel mondial de plus de 30% en moyenne. Par ailleurs, Christie’s a développé une vente particulièrement réussie autour de l’art Britannique (Defining British art, le 30 juin), dont le résultat encourageant de 129 m$ inclus une toile magistrale de Francis BACON vendue 27,1 m$ (Version No. 2 of Lying Figure with Hypodermic Syringe), et marque un nouvelle étape dans la cote de Henry MOORE, désormais auréolé d’un record mondial de 33,1 m$ (sculpture Reclining Figure: Festival, édition sur 5 exemplaires). Ces quelques jours de ventes furent étayés d’autres records, notamment pour Bernard Buffet, Lynn Chadwick, Alexandre da Cunha, Stanley Cursiter, Duncan Grant, Frederic Lord Leighton, Henry Moore, Samuel Peploe, Carol Rama, Bridget Riley ou encore Sean Scully.

Les résultats enregistrés par Phillips les 27 et 28 juin finissent de rassurer tout à fait (22 m$ et 30 % d’invendus), notamment celui de la puissante toile d’Anselm KIEFER partie pour 3,2 m$, au quadruple de son estimation haute (Für Velimir Khlebnikov: Die Lehre vom Krieg: Seeschlachten). Une autre vente est particulièrement bienvenue pour le marché de l’art contemporain chinois, plutôt morose ces derniers mois. Il concerne YUE Minjun et sa toile Untitled (Magritte Stone), vendue près d’1,3 m$ chez Phillips, presque neuf fois son estimation ! La société de ventes précise que jamais, auparavant, une œuvre ne s’était si bien vendue à travers son application mobile, signe que les plus grands acheteurs de la planète se sont définitivement appropriés les outils mobiles dans le jeu des enchères.

En ce début de mois de juillet, Sotheby’s et Christie’s ont enchainé avec les grandes ventes d’art ancien. Des sessions peu ordinaires marquées par la présentation cette année de cinq toiles de l’Anversois Peter Paul RUBENS (1577-1640), dont Loth et ses filles chez Christie’s, finalement vendue pour 58,1 m$, et devenue la deuxième œuvre la plus chère de l’artiste après Le Massacre des innocents (vendue 76,6 m$ chez Sotheby’s Londres en 2002). La robustesse des prix devrait rassurer les acteurs du marché, inquiets depuis le Brexit : l’indice de confiance AMCI d’Artprice a chuté de 7 points depuis le 1er juillet.


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