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Art Taipei / 26-29 août 2011

[23/08/2011]

 

A 18 ans, Art Taipei fait preuve de la plus belle longévité pour une foire d’art en Asie. Elle ouvre cette année le 26 aout, présentant 124 galeries au World Trade Center de Taipei.

Année après année, la cohérence de cet événement – qui attirait 50 000 visiteurs en 2010 – passe par la présence massive de galeries asiatiques. Les centres artistiques les mieux représentés sont : Taipei bien sûr, Tokyo, Kyoto, Osaka, Séoul, Pékin, Shanghai et Singapour. Européens et Américains sont peu présents, contrairement à d’autres foires asiatiques. Cette spécificité participe à la richesse de Art Taipei qui souhaite s’imposer comme une plateforme pour l’art chinois.

Parallèlement à cette ambition, elle sort du lot en explorant une thématique particulièrement riche et complexe de la création contemporaine : celle des nouveaux médias, pour laquelle elle lance cette année une section dédiée et un ensemble de conférences.

Art Taipei Forum : Programme
En résonance à la section Nouveaux media de la foire, un forum prend pour cible les Nouveaux media dans l’art. Artprice est ravie d’annoncer sa participation à ce forum en intervenant sur Les nouveaux médias aux enchères (Intervenante : Céline Moine)

Conférence Artprice / Les nouveaux media dans l’art / 27 août / 14-16h
Le marché de l’art contemporain aux enchères, l’un des plus dynamiques du monde, représente une véritable manne pour les maisons de ventes actuelles. L’engouement pour la création est en effet devenu planétaire et le nombre d’amateurs passionnés et d’investisseurs n’a fait que croître sur la dernière décennie, entretenu par un agenda annuel extrêmement chargé de foires d’art, de salons, de festivals, de biennales… autant de grands rendez-vous à travers le monde qui érigent, pour certains, l’art contemporain en véritable way of live.

Jamais dans l’histoire de l’art et de son marché, on n’avait assisté à tant d’énergie portée sur la création contemporaine. Les chiffres de son marché prouvent son incroyable envolée : entre 2005 et 2008 (au top du marché) par exemple, le produit des enchères mondial de l’art contemporain fut multiplié par six.

Traditionnellement, les œuvres qui se vendent le mieux demeurent les peintures, les sculptures et les dessins… le poids de leur histoire et de leur matérialité est rassurant pour les collectionneurs.Une mutation s’est pourtant opérée sur la décennie avec l’appréciation de plus en plus forte de la photographie, œuvre multiple par essence (sauf cas particulier), et l’appréciation d’œuvres parfois qualifiées d’immatérielles telles que les vidéos, les œuvres sonores et les arts numériques en général. Si le marché de la photographie a pris une envergure telle qu’elle concurrence parfois celui de la peinture (en terme de prix), les autres Nouveaux médias se développent plus timidement sur le marché des enchères. Comme la technologie évolue, la question de son obsolescence – question inhérente à l’œuvre vidéo – explique en partie la retenue de certains amateurs d’art vis à vis de l’acte d’achat. Contrairement à la photographie, les arts vidéo, numériques et sonores, changent en effet la donne par rapport aux habitudes du marché de l’art classique et du commerce des tableaux dans la tradition occidentale. Il n’empêche que les prix grimpent, car parmi les nouvelles générations de collectionneurs, certains privilégient des médias en phase avec leur temps et une façon nomade de vivre l’art.

Afin d’analyser plus en détail l’évolution du marché des Nouveaux médias aux enchères, nous distinguerons deux grandes niches : celle de la photographie et celle des installations vidéo et sonores, car ces deux marchés n’ont pas le même âge et ne fonctionnent pas à la même vitesse.

L’appréciation du marché de la photographie – qui en est au début de son histoire sur le marché des enchères – est particulièrement forte en Europe et aux États-Unis. Sa percée dans les plus grandes collections du monde illustre une révolution des mentalités dans la manière de collectionner l’art. Extrêmement récentes, les ventes aux enchères entièrement dédiées au genre photographique ont répondu à une demande de plus en plus pressée. A l’acmé du marché en effet (2008), la cote des photographies en salles des ventes avait grimpé de +83% sur une courte décennie. De NADAR et Gustave LE GRAY, en passant par Richard PRINCE, Andreas GURSKY, Charles RAY, Peter BEARD, Mike KELLEY et Cindy SHERMAN, certaines épreuves s’échangent quelques centaines de milliers voire plusieurs millions de dollars tout en offrant parallèlement une mine d’œuvres accessibles à ses aficionados.

Outre une analyse de la photographie, devenue l’un des moteurs du marché de l’art contemporain, nous ferons le point sur les tendances et les perspectives des autres catégories regroupées sous l’appellation de Nouveaux médias comme l’art numérique, les installations et l’image mobile en général.

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