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Art contemporain : cotes en hausse

[01/07/2013]

 

Les ventes d’art contemporain de prestige à Londres sont terminées. Celles-ci ont respectivement rapporté 70,2 m£ et 75,8 m£ à Christie’s et Sotheby’s (Contemporary Art Evening Auction, 25 et 26 juin 2013, produits de ventes frais inclus).
Bridget RILEY, Francis BACON, Yves KLEIN, Gerhard RICHTER, Andreas GURSKY… Ces incontournables du marché affichent tous une cote en hausse sur la décennie.

Basquiat : +501 %
Parmi les plus belles progressions depuis 2003, le champion toutes catégories est Jean-Michel BASQUIAT avec un indice des prix en hausse de 501 %. Alors que Sotheby’s proposait quatre de ses œuvres le 26 juin, Christie’s elle n’en proposait qu’une seule la veille. C’est toutefois sur cette dernière que reposait le succès de la vacation. La technique mixte sans titre de 1982 proposée par Christie’s pour une estimation tenue secrète, est désormais sur la seconde marche du podium de l’artiste. Les enchères se sont en effet arrêtées à 16,7 m£ (soit 18,7 m£ frais inclus ou 28,88 m$), permettant ainsi à Christie’s d’enregistrer près de 27 % des recettes de cette grande vacation avec ce seul coup de marteau.
Derrière la progression phénoménale des prix de Basquiat, dont certains acteurs du marché attendent un retournement, on compte parmi les plus belles hausses de la décennie celle d’Yves KLEIN (+421 %), de Lucio FONTANA (+214 %), de Tom WESSELMANN (+186%), de Gerhard RICHTER (+157 %) ou encore de Francis BACON (+152 %).

Andreas Gursky : +45 %
La signature la plus médiatisée de ces ventes londoniennes était celle d’Andreas GURSKY chez Sotheby’s, qui mettait à l’encan cinq œuvres issues de la série Stock Exchange provenant d’une collection privée européenne. Jamais un ensemble si cohérent et complet n’avait été soumis aux enchères jusque là. Ces œuvres sont le fruit d’un travail sur les salles de marché initié en 1990. Les cinq fourmilières humaines de la finance, celles des Bourses de Chicago (deux lots), de Tokyo, Hong Kong et du Koweït ont toutes trouvé preneurs, pour des prix au marteau compris entre 520 000 et 1,85 m£. Les cinq épreuves ont généré 5,464 m£ de produit de ventes, soit 7,2 % des recettes de cette grande vacation contemporaine.

Andreas Gursky étant le photographe le plus coté de notre époque (pas moins de 19 enchères millionnaires en dollars depuis 2006), son marché attire les spéculateurs et les fluctuations de prix peuvent être assez sévères. En effet, son indice de prix accuse tout de même un effondrement de l’ordre de -43 % par rapport aux sommets atteints fin 2008. Malgré les risques, les acheteurs s’emballent : le coup de marteau le plus concluant du 26 juin fut d’ailleurs frappé 1 m£ au-dessus de son estimation haute pour le gigantesque tirage Chicago Board of Trade III, mise en abîme de la financiarisation du monde, dont l’art fait partie (édition 2/6, 201 cm x 285 cm). Avec une adjudication équivalente à 2,8 m$ (soit plus de 3,3 m$ avec frais), il s’agit d’un nouveau record d’enchère pour une œuvre de cette série.
Gursky est un élu du marché qui, malgré les montagnes russes d’une cote soumise aux aléas de la santé financière des acheteurs, a vu sa cote progresser de +45 % sur la décennie (2003-juin 2013).

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