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Art Brussels : 50ème

[20/03/2018]

L’une des plus grandes foires européennes fête son cinquantenaire, une date anniversaire favorable pour la fréquentation à venir, du 19 au 22 avril prochain.

Deux semaines après l’intense actualité culturelle parisienne au sein de la semaine du dessin, les amateurs d’art contemporain prendront la direction de la capitale européenne, où se joue la 50ème édition d’Art Brussels, dans le vaste espace de Tour & Taxis. Pour ce cinquantième anniversaire, Anne Vierstraete, Directrice du salon déclare: « nous revenons à nos racines avec un fort soutien des principales galeries belges ainsi qu’un retour important de galeries parmi les plus importantes de la scène internationale. Art Brussels continuera à être une plate-forme passionnante pour la découverte et un rendez-vous incontournable pour des galeries reconnues internationalement. » Dans un monde de l’art dont le calendrier est littéralement saturé par le nombre de foires organisées à travers le monde, Art Brussels s’impose donc comme une référence qualitative, et ce dans la longévité.

Le nombre de galeries belges augmente donc cette année (32% de galeries belges en 2018 contre 18% en 2017) tout en maintenant une diversité internationale capitale pour tout salon de grande envergure. Ainsi, les 147 galeries présentent sur la foire sont issues de 32 pays, et réparties dans trois sections: 33 en DISCOVERY, 114 en PRIME et REDISCOVERY ainsi que 21 présentations SOLO. Les comités de sélection International et Discovery d’Art Brussels ont retenu au total 36 nouvelles galeries et 111 ayant déjà participé à l’édition 2017.

Parmi les 21 exposants ayant fait le choix de la proposition SOLO – dédiée au travail d’un seul artiste présenté soit dans l’entièreté du stand soit en tant qu’extension accolée au stand principal – l’amateur découvrira les couleurs saturées des toiles de Nicolas PARTY (1980) présentées sur le stand de la galerie Xavier Hufkens, les sculptures déconstruites de Florian Pugnaire & David Raffin exposées sur le stand de Ceysson & Bénétière, celles jouant sur les lois de la gravité du français Daniel FIRMAN (1966) sur le stand de la galerie Choi&Lager, ou encore les sculptures et installations en fil de cuivre ou en faux-cheveux roux de la franco-britannique Alice ANDERSON (1972), qui commence à émerger sur le second marché, forte d’un résultat de près de 23 000$ emporté l’an dernier pour sa sculpture 181 Kilomètres (mars 2017 chez Christie’s à Londres).

Au sein de la section REDISCOVERY, où quatre galeries se consacrent à l’art de 1917 à 1987, on nous invite à redécouvrir le travail du vidéaste américain Jaime Davidovich, celui de l’argentin Osvaldo Romberg, du Brugeois Jacques Verduyn, ou encore de l’artiste italienne récemment disparue Ida Barbarigo, qui fut l’épouse de Zoran Mušič. Comme la section SOLO, REDISCOVERY assure une visibilité à des artistes souvent peu connus, face aux artistes confirmés de la section la plus dense du salon : PRIME, où l’on découvrait lors de la dernière édition des œuvres signées Jenny Holzer, Niki de Saint-Phalle ou encore Ai Wei Wei.

Les galeries Valérie Bach, Albert Baronian, Bernier/Eliades, Dauwens & Beernaert, Xavier Hufkens, Rodolphe Janssen, Kusseneers, Nathalie Obadia, Almine Rech et Templon, toutes implantées à Bruxelles, font parties de la sélection du cinquantenaire. Toute l’année, elles dessinent un bon maillage à travers la ville dont la richesse artistique passe aussi par les institutions : le Centre d’art contemporain WIELS (exposition actuelle Saadane Afif), La Centrale (le centre d’art contemporain de la Ville de Bruxelles installé dans les locaux d’une ancienne centrale électrique), le MAC’s (Musée des Arts Contemporains de la Fédération Wallonie-Bruxelle qui présente actuellement une exposition dédiée à Adel Abdessemed) ou encore le récent espace du MAD dont l’ écrin blanc de 3000 m2 est devenu une référence pour la mode et le design… un tel bouillonnement créatif constitue un atout non négligeable pour les milliers d’amateurs d’art faisant le déplacement à Bruxelles à l’occasion du salon. Chaque année, Art Brussels attire quelques 30 000 visiteurs, dont 30 % d’étrangers, une attractivité facilité par sa situation géographique idéale entre la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Allemagne (on rejoint Paris en un peu plus d’une heure, Londres, Cologne et Amsterdam en deux heures environ), un nombre de visiteurs qui devrait être révisé à la hausse à l’occasion de ce cinquantenaire.

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