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Arrêt sur images : les prochaines ventes new-yorkaises

[29/09/2015]

 

Après la mise en place de septembre, les ventes reprennent fermement ce mois-ci, notamment à New York, secteur Photographies. Les deux leaders du marché, Christie’s et Sotheby’s, affichent des stratégies bien différentes : la première propose 42 lots triés sur le volet le 5 octobre au Rockefeller Plaza, la seconde mise sur une vente fleuve de plus de 220 lots le 7 octobre. Voici une sélection de clichés mis à l’encan.

Les clichés rares de Christie’s

Chez Christie’s, le lot star de la vente est un tirage d’Ansel Easton ADAMS, Clearing Winter Storm, Yosemite National Park, attendu entre 300 000 et 500 000 $. L’épreuve pourrait grimper plus haut encore, comme il y a cinq ans ou, dans la même fourchette d’estimation, elle partait au final pour 722 500 $ avec les frais.
Autre lot phare de Christie’s avec l’autoportrait de MAN RAY (1932) estimé 200 000-300 000 $, deux fois plus cher que l’autoportrait cadré plus large vendu en 2007 (157 000 $ frais inclus chez Christie’s). Pourtant, l’épreuve de 2007 était plus attractive avec l’appareil photo dans le champ, mais les temps changent : huit années se sont écoulées et une photographie de Man Ray est devenue millionnaire entre temps.
On retrouve également à l’affiche – et en couverture de ce catalogue Christie’s – une vue du Rockefeller Center par Edward STEICHEN (1879-1973). Cette photographie valait 32 200 $ en 1999. Christie’s en attend aujourd’hui 225 000 $ au bas mot. Les autres photographies cotées à plus de 100 000 $ dans ce catalogue sont le fait d’Edward Weston, William Eggleston, Irvin Penn, Iroshi Sugimoto, Karl Struss, Bern, Berndt et Hilla Becher.

Diane Arbus et Desiree Dolron au même prix ?

Parmi les perles de cette vente, signalons le cliché, par Diane ARBUS, d’un géant juif penché sur ses parents de tailles « normales », à l’étroit dans sa maison familiale « normale » du Bronx (A Jewish giant at home with his parents in the Bronx, 1970). L’épreuve fut tirée quelques mois après le décès de la photographe sur une édition de 50 exemplaires. A 60 000 $, elle ne parait pas chère, d’autant que certaines épreuves sont parties pour plus de 300 000 $ en 2004 et 2007. La photographie du 5 octobre est plus petite de quelques centimètres que celles précédemment vendues, mais ses conditions de conservation sont parfaites : le géant du Bronx devrait donc faire une belle surprise.
Dans le registre « création contemporaine », Desirée DOLRON est représentée par son cliché le plus connu, Xteriors II, oeuvre baignée d’une lumière évoquant la grande peinture hollandaise. Xteriors II est accompagnée d’une estimation attractive de 60 000-80 000 $, bien qu’elle se soit vendue plus de 100 000 $ par le passé (près de 130 000 $ frais inclus en 2007 chez Phillips de Pury & Company New York).

Sugimoto et Mapplethorpe chez Sotheby’s

Deux jours plus tard, Sotheby’s propose dans sa vaste sélection Alfred Stieglitz, Bill Brandt, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, André Kertesz, Dorothea Lange, pour n’en citer que quelques-uns. Les lots phares du 7 octobre désignent trois vues de la mer Baltic par Hiroshi SUGIMOTO, le tout estimé entre 100 000 et 200 000 $, et Man in a polyester suit de Robert MAPPLETHORPE, portrait au parfum de scandale d’un homme désigné par son sexe, ses mains et son costume. Cette épreuve d’exception (sur 15 exemplaires) devrait intégrer le podium d’adjudications de l’artiste en passant les 250 000 $.

Avec 10 000 $

Sur quelles œuvres est-il possible d’enchérir avec 10 000 $ chez Sotheby’s ? Ce budget permet d’accéder à une soixantaine de lots, incluant de superbes photographies de Sally MANN issues de la série Deep South, le fameux portrait d’Andy Warhol en blouson noir par Richard AVEDON (un cliché particulièrement rare en salle), un cerf surpris dans son environnement par Peter BEARD (Aberdare Moorlands), une épreuve tirée sur 250 exemplaires de Shirin NESHAT (I am its secret), un nu signé Vanessa BEECROFT ou un autre Lucien CLERGUE, une fille de joie bien en chair du quartier d’Italie vue par BRASSAÏ… le choix large et les signatures fortes laissent présager une bonne reprise.


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