JONONE (1963)

John Andrew PERELLO - JON156
Autres identifications possibles : d'après

Il vit en Paris depuis 1987 mais il est né à New york en 1963 : John Andrew Perello alias JonOne, commence à graffer dans le New York des années 1980 avec Bando, Boxer et le BBC Crew.

Après son installation en France, il se fait un nom dans le milieu artistique parisien en exposant chez Agnès b., Magda Danysz, Marcel Strouk, Willem Speerstra et David Pluskwa. Sa carrière prend rapidement une tournure internationale avec des expositions à Tokyo, New York et Hong Kong. Partant du lettrage, ses premières peintures sur toiles évoluent vers une abstraction dense et énergique. JonOne se définit dès lors comme un “peintre graffiti expressionniste abstrait”, faisant le lien entre le monde du Street Art et celui d’un Jackson Pollock. Cette fusion de style lui vaut une vente à plus de 30 000$ en juin 2007, puis à plus de 100 000$ en 2018,avec des oeuvres réalisées à l’Hôpital Ephémère à Paris.

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L’Art Urbain à l’honneur ! La 3ème édition parisienne d’Urban Art Fair aura lieu du 12 au 15 avril 2018 au Carreau du temple à Paris. Plusieurs dizaines de galeries françaises et internationales seront réunies autour de la thématique « pourquoi vivre en ville ? ». Chacune mettra en avant un ou deux artistes issus de ce mouvement grâce […]

Depuis que BANKSY est devenu un phénomène de société et du marché de l’art, nombre d’acheteurs se sont euphorisés de la nouvelle manne que constitue le Street art en train de forger sa réputation, et quelques maisons de ventes se sont positionnées afin de profiter du filon. En France, c’est le cas de Leclerc à Marseille et d’Artcurial à Paris. Cette dernière, qui se fait du genre une spécialité depuis 2007, consacre une vente dédiée à « l’art urbain » le 5 février 2014.

Nés dans les années 60 des rues de New York, portés par le goût du défi et une certaine marginalité, tags, graffitis et pochoirs ont fait entrer la culture urbaine dans les salles des ventes et sur les murs des collectionneurs. Le Street art est à la mode et a gagné ses lettres de noblesse via de multiples expositions dans de vénérables lieux à travers le monde tels la Tate Modern de Londres (Street art, 23 mai-25 août 2008) ou le Grand Palais de Paris (Tag au Grand Palais, 27 mars-26 avril 2009).

L’histoire du graffiti est celle d’un mouvement underground, né au rythme du Hip-Hip des années 70 dans les ghettos américains. C’est un art populaire, sauvage et éphémère. Sauvage parce que réalisé dans l’espace public de manière illégale, et éphémère car sa durée de vie, soumise aux contraintes extérieures, est forcément limitée. Les interdits qui frappent cet art urbain dès ses premiers balbutiements en Europe n’arrêtent en rien son expansion dans les années 80. A la fin de la décennie, c’est un véritable phénomène de mode qui gagne sa légitimité artistique sous la plume des journalistes et sur les cimaises des musées. Hormis les murs des villes, le mobilier urbain et les transports collectifs, les graffeurs réalisent des œuvres sur toile, papiers ou palissades, désormais prisées par un nombre grandissant de collectionneurs.