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En Bref !

[24/02/2012]

 

Tous les quinze jours, Artprice vous propose un tour d’actualité du marché de l’art en quelques mots et quelques chiffres. Cette semaine : les ventes d’art contemporain et d’après-guerre à Londres, la rétrospective Cindy Sherman au MoMA, les nominations pour le Prix Marcel Duchamp et Robert Combas au MAC de Lyon.

Succès des ventes d’art contemporain et d’après-guerre à Londres.

Certains sceptiques avaient prévu une chute du marché de l’art contemporain à Londres après la mise en place en Angleterre du Droit de Suite à compter du 1er janvier 2012, mais avec un chiffre d’affaires combiné de 113,9 m£ pour les ventes du soir chez Christie’s et Sotheby’s, l’art contemporain est hermétique à la crise et aux politiques fiscales !
Le 14 février, Christie’s ouvrait le bal avec une vente de 66 lots dont 56 trouvèrent preneurs (12% d’invendus) pour un produit des ventes de 70,2 m£ au delà des attentes les plus optimistes (49 m£).
Le lendemain, Sotheby’s ne faisait pas mieux, mais dépassait tout de même les estimations les plus pessimistes (41,6 m£) avec un produit des ventes de 43,6 m£ pour 57 lots vendus (sur 66 présentés).
La cote de Gerhard Richter a continué sa belle progression. L’artiste, 7ème du classement Artprice en 2011, obtient 4 des 8 enchères supérieures à 3m£ sur les deux soirées de vacation et l’œuvre Grau (Grey) acquise en février 2008 pour 250 000 £ fut revendue cette année chez christie’s pour 320 000 £, soit une hausse de 28 % sur 4 ans !
La plus belle adjudication de ces vacations fut obtenue pour l’œuvre Portrait of Henrietta Moraes de Francis BACON, adjugée 19 m£ le 14 au soir chez Christie’s. La cote de Bacon revient tranquillement au niveau d’avant crise. Son étude Studies of Isabel Rawsthorne fut adjugée 1,5 m£ le même soir, juste 100 000 £ de moins que son prix d’achat en novembre 2007 (au plus haut de la bulle spéculative).
La plus belle plus-value obtenue pour une œuvre de Jean-Michel BASQUIAT (Orange Sport Figure) adjugée 3,6 m£ (5,657m$), elle avait été acquise en 1992 pour 105 000 $, soit un retour sur investissement de 22 % par an.

Prix Marcel Duchamp 2012, les nominés sont :

Les noms des 4 finalistes sélectionnés pour l’édition 2012 ont été officiellement dévoilés le 16 février dernier par le président de l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français) et membre du jury Gilles Fuchs. Les œuvres de Valérie FAVRE (Galerie Jocelyn Wolf), Dewar Gicquel (Gregory & Daniel GICQUEL & DEWAR) (Galerie Lovenbruck), Bertrand LAMARCHE (Galerie Poggi) et Franck SCURTI (Galerie Michel Rein) feront l’objet de deux expositions : la première au château de Tour (15 juin – 15 septembre) et la seconde, comme à chaque édition, durant la FIAC (du 19 au 21 octobre).
Le prix Marcel Duchamp, créé par l’ADIAF, récompense chaque année depuis 2000 un artiste français (ou résident en France) pour son innovation dans les arts plastiques et visuels. En collaboration avec le Centre Pompidou, il a pour vocation de soutenir la scène française, d’aider les artistes à acquérir une visibilité internationale. A l’issue du concours, le lauréat est récompensé par une exposition personnelle à l’espace 315 du Centre Pompidou et par un prix de 35 000 euros. Cette récompense très attendue est suivie de près par les collectionneurs. C’est une véritable plus-value qui signe un tournant dans la carrière de l’élu et laisse présager moultes propositions d’expositions et une multiplication des ventes en galerie. Par ailleurs, le monde des enchères s’ouvre plus aisément au primé.
A noter que cette édition 2012 comptera pour la première fois un duo d’artistes représenté par Daniel Dewar et Gregory Gicquel. Les sculptures et installations seront à l’honneur, la catégorie peinture n’ayant obtenu qu’un seul représentant avec Valérie Favre.

Robert Combas : Ma peinture c’est du rock

Le 24 février 2012, le musée d’art contemporain de Lyon a ouvert la première grande rétrospective Robert COMBAS, Rock on the wide size/wild side (jusqu’au 15 juillet). Pour l’occasion, l’artiste s’installe au musée, transformé en partie en atelier/studio d’enregistrement pour deux mois.
Le pape de la Figuration Libre débute son aventure artistique dans les années 70 à Sète, sur fond de musique rock et de mouvement punk. Trente ans plus tard, son œuvre est incontournable des ventes d’art contemporain en France. Il bénéficie aussi d’une belle audience aux États-Unis, faisant de lui le plus coté des artistes de la Figuration Libre. Pour preuve : l’année 2007, qui fut son meilleur cru aux enchères, générait 1,3 m€ de résultats de ventes… soit 1 m€ de plus que le produit des ventes cumulés de François BOISROND et les frères Di Rosa, autres acolytes de la Figuration Libre.
Globalement, la cote de Robert Combas a progressé de +188 % depuis 1998 et les meilleures toiles des années 80 et du début des années 90 ont flambé en 10 ans. Le Petit Cheval par exemple, large acrylique de 1992, se vendait l’équivalent de 16 500 € en 1998 puis 67 000 € en 2007 (chez Perrin-Royère-Lajeunesse-Vergez Honta puis chez Cornette de Saint-Cyr). C’est une œuvre exécutée cette même année 1992, et intitulée Hécatombe, qui faisait tomber un nouveau record à hauteur de 90 000 € (le 3 juillet 2011, Versailles Enchères)… loin du sommet de 1,8 m€ récompensant son homochrone américain Keith HARING pourtant fortement inspiré par le frenchie dans les années 80 (record de Keith Haring, en mai 2007 pour Untitled, 1982, Christie’s New York).

Les avatars de Cindy Sherman au MoMA

Les célèbres photographies de Cindy SHERMAN seront présentées à partir du 26 février au MoMA de New-York pour une nouvelle rétrospective. L’institution, qui lui rendait déjà hommage il y a près de quatorze ans, a sélectionné pour cette nouvelle édition plus de 175 portraits, retraçant la carrière d’une artiste qui a déchaîné les passions en salles des ventes avec plus de 1 300 lots mis à l’encan en vingt ans. L’artiste américaine est essentiellement vendue dans sa patrie (70 % des transactions aux États-Unis) qui représente 89 % de son chiffre d’affaires en salles des ventes.
Avec sept adjudications millionnaires à son palmarès, un indice des prix qui a quadruplé entre 1998 et fin 2011, un chiffre d’affaires multiplié par quatre entre 2009 et 2010, Cindy Sherman est l’une des photographes les plus cotées. Pendant six mois, elle a d’ailleurs tenu le titre de la photographe la plus chère du monde, grâce à un record de 3,4 m$ pour une épreuve sans titre (Untitled) de la série Centerfolds (1981), estimée 1,5-2 m$ et adjugée 3,4 m$ (11/05/2011 Christie’s NY). Cette photographie numérotée sur 10 exemplaires est restée numéro 1 jusqu’à l’adjudication de Rhein II d’Andreas GURSKY, acquise pour 3,8 m$ chez Christie’s New-York le 8 novembre 2011 (sur 6 exemplaires).
Outre ses performances époustouflantes, il faut garder à l’esprit que Cindy Sherman n’est pas forcément inabordable : 40% de ses œuvres sont d’ailleurs accessibles pour moins de 6 000 $ aux enchères. Ce marché abordable est l’un des atouts de la photographie, médium ouvert à un large panel d’amateurs.

Le cri de Munch passe aux enchères !

Parfois, les mythes précèdent les œuvres. C’est le cas de la Vénus de Milo, de la Joconde de LEONARDO DA VINCI ou du Cri d’ Edvard MUNCH. Si une version de la Joconde inconnue du public était soumise à enchère, comment l’estimer ? Les chefs-d’œuvre absolus ont le monde à leurs pieds et déchainent des enchères multimillionnaires.
Ce fut le cas en 2002 avec la présentation du Massacre des Innocents de Peter Paul RUBENS, estimé 4 à 6 m$ par Sotheby’s et vendu 45 m$ (The Massacre of the Innocents, 10 juillet 2002). Ce fut le cas en 2009 avec le visage d’une muse délicatement tracé à la pierre noire par RAPHAEL, estimé 12 à 16 m£ par Christie’s et finalement vendue 26 m£, soit 42,7 m$ (Head of a Muse, le 8 décembre 2009). Ce sera le cas le 2 mai 2012 avec la présentation de la troisième version du Cri de Munch que Sotheby’s espère voir atteindre les 80 m$ et enregistrer ainsi un nouveau record mondial pour un dessin. Car cette version du Cri est un pastel, créé en 1895 en tant qu’élément central de la série La Frise de la Vie. C’est aussi l’unique version sur laquelle il sera possible d’enchérir, les trois autres étant à l’abri dans des musées. Jamais exposée au public, elle est restée durant 70 ans dans la même famille, celle d’un homme d’affaires norvégien, Petter Olsen, fils de Thomas Olsen qui fut ami, patron et voisin de Munch. A l’image de son cri, le coup de marteau de Sotheby’s devrait résonner longtemps et dans le monde entier.


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